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Tome II.
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Wlre ; porté à la raillerie 8c à sa-, y te , que l’on ne pardonne jamaisa ceux qui out une supériorité*êe»e. L'Espagne 5c le Portugal lecomWérêt d’éloges,Sc il faut avouerrçn »1 les mèritoit à certains égards,amis marcher fur les traces d 'Ho-mi ’ - ni de Virgile , l’auteur de laLufmác a plu 8c plaît encore. SonPoème ne fera , si l'on vent , que* 4 relation d’un voyageur poète ,& ''Histoire de la découverte des

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. c * Orientales par les Portu-8 ais ; mais cette relation est ornéev ° quelques >ì Liions hardies Sc neu-est S ’ èpiiode d 'Inès de Castro. è une beauté touchante. La des-fl ption du géant Âdamaflor , gar-(i * en du cap des Tourmentes , estn ®°tceau égal à tout ce que im-agination des plus grands poe-s a Pu produire.** Dans presque” 'Oût le reste ce n'est que l’His-” 'oire du Portugal , ( dit M. de UJ ar pe, ) » amenée en épisodes quile succèdent ennuyensement, Scu stui souvent sont mai fondés. 11n ya ni d’aíTez grands dangers ,„ n ’ des situations aster attachait-„ tes > ni des personnages aster hé-„ r °ì.ques pour former la fable d’unPoème. L'auteur manque de l'i-„ ^^ination qui invente ; mais il„. a .imagination qui peint. >* EnJí, ner al y a de la vérité 8c de laï'eur dans ses descriptions. Lesso UX ’ ^ es moeurs * ics caractères ynt ,bien représentés , les imagesl/'«s , le s passions bien rendues,av s récits charmais. Le poète paffes uhr Une Milité surprenante dua u "7’* au gracieux Sc du gracieuxhe . me - C’est en faveur de ces»j o ailtas > qu’on a pardonné à Ca-dj*” 1 * e peu de liaison qui règnelé f *° n ouvrage , le ridicule mâ-W° Uvent avec le beau , le mè-monstrueux des Dieux duPa-8'0n ri' 3Vec saints de la reli-ibrétienne. Mare s’y trouve à

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côté de Jésus - Christ , 5t Bac-chas avec la Sainte Vierge. Venus ,aidée des conseils du Pere-Eter-nel , & secondée des flèches deÇupìdan , rend les Néréides amou-reuses des Portugais dans cette isteenchantée, donc Camocns fait unedescription si voluptueuse. La Au-bade fut imprimée à Lisbonne ,en15 72 , in-fol. ; 8c réimprimée à Pa-ris, 1759, ea 3 vol. in-12. Malgréses défauts, elle a été traduite enplusieurs langues. La meilleure ver.sion que nous en eussions en France,étoit celle de du Perron de Castera ,173). en 3 vol. in-12, avec desnotes trop longues de la moitié ,5t une Vie de fauteur aster inexac-te ; mais celle que M. de U Harpe apubliée en 1776, eu 2 vol. in-S”,vaut infiniment mieux. On a en-core de Camoens un Recueil de Poé-sies, moins connues que fa Lufiadc.

CAMOUX, (Annìbal)un desplus célèbres centenaires de ce sié-cle , naquit à Nice le 19 Mai 163S ,c'est-à-dire , la mème année préci-sément que Louis XIV, 11 com-mença sa longue carrière par êtremanœuvre. S’étant rendu ensuiteà Marseille en 1650, il servit surles galères en qualité de soldat.Après un très-long service, 8t ayantatteint sa centième année , il futgratitíé par le roi d’une pension de300 liv. Cet homme vivace n’é-toit nullement caste, Sc marchaitfort droit. On ne remarquait songrand âge qu’à ses rides, à ses che-veux blancs, 8c à un peu de sur-dité. II bêchoir la terre , vivaitd’alimens grossiers, 8c buvoit beau-coup de vin. II mâchait continuel-lement de la racine d’angéliqueil attribuait à cet usage , qu’il te-noit d’un vieil hermite, la longuedurée de fa vie. II mourut à Mar-seille le 18 Août 1759 , âgé de rrtans 8c trois mois, après une légersmaladie de dix jours, l’unique peut-