CAN
Cln q mois après la morj, de sonP e re. Après ses premières études ,ç ' e mit á voyager en Italie , enl ‘' ce , en Angleterre , en Hol-«nde. De retour dans fa patrie ,
1 fut chargé de négociations im-portantes par Frédéric II, électeur- e brandebourg. Frédéric ///, sonsuccesseur, s’en servit aussi utile-n ' ent - U mourut à Berlin en 1699 ,
? 4 s ans , conseiller-prive d’état.
* réunit les qualités d’hommed’é-ÍSc de p 0 ^ EC t au talent de laP°csie beaucoup d’autres connois-sances , & l’etude des langues mor-lís îc vivantes. Ses Poésies AUe-*j! an des ont été publiées pour la‘*>éme fois en 1750 , in-8°. IIP 1 ' 1 Horace pour modèle , & l'égala^ Ue lquefois. Son style est aussi purSue délicat. C'est le Pope de 1 " Al-igne. Le baron de Canit^ nee tuntentoir pas de cultiver leseau x-arts ; il les protégeoit, non? n amateur fastueux , superficiel ,■nutile f mais en amateur éclairé,,°'‘de , vrai & généreux. Sa mere?îo>t une femme fînguliére. Ayante Puisé la France en modes nou-V5 'les , elle voulut faire-venir unJUati de Paris. Son correspondantUl envoya un aventurier d’envi-*° n 5 o ans, nommé de Binbroc ,d'unet "Pérament foible & valétudinai-st arrive : Mad e de Canit\ le voit' épouse. Les dégoûts que lui, cura ce mariage , empêchèrent^es Veuve; de Berlin d’adopter cet-^ mode... Voye\ les Mémoires dera ”dcb 0 urg , tome r.
d Y^NNAMARÈS, (Jean) paysan
* Catalogne , se tira malheureuse-Ctlt de l’obscurité qui ctoit sonJ o . t,a ge. Le 7 Décembre 1491 Iede* r !rtìinand , après la conquêtetoi O'onade fur les Maures , for-ée son palais , accompagnémae'a ^ 0u * c ée courtisans & detoit tarS ’ cc malheureux, qui s’é-ca ché derrière une porte par
CAN 37 9
où le roi devoir passer , s'élancetout-à-coup . tire l’epée , & frappele prince entre le coù & les épau-les. Le coup fut si violent , que s’iln’eût été affoibli par un collier d’orque le roi portoit ordinairement ,il ne pouvoit éviter d'être tué furla place. Ferdinand , qui se sentitfrappé, ne perdit rien de sa pré-sence d esprit; & s’étant apperçuque ceux de fa fuite alloient sejettcr sur 1 assassin pour le poignar-der , il les en empêcha , & se con-tenta d’ordonner qu’on le mît enprison , pour sçavoirs'il avoir descomplices. On interrogea l’assaffin,& l’on connut que c’étoit un fou,qui s’étoit imaginé que la couronned’Aragon lui appartenois , que Fer-dinand l'avoit usurpée sur lui , &la retenoit injustement. Le roi,dont la blessure étoit fort légére,vouloir qu’on le renvoyât sans lepunir ; mais, à son insçu , il futcondamné à être tiré á quatre che-vaux: le seul l’égard que l’on eutà sa folie , fut qu’on ['étrangla au-paravant.
CANO , Voyei 111. Canus.
CANONISATION, Voyer, JeanXVI, Pape.
CANOPE,Divinité Égyptienne,dont les prêtres passoient pour desmagiciens. On l’adoroit fous la fi-gure d’un grand Vase , surmontéd une tète humaine , & couvertde caractères hiéroglyphiques. LesChaldéens adorateurs du Feu , dé-ficient les Dieux d» toutes les au-tres nations , comme n’étant qued’or , d’argent, de pierre ou debois , de pouvoir résister au leur.Un prêtre du dieu Canapé acceptale défi , & l’on mit les deux Dieuxaux prises ensemble. On alluma ungrand feu, au milieu duquel on pla-ça la statue de Canapé , de laquelleil sortit une grande quantité d’eauqui éteignit entièrement le feu. Ledieu Canapé demeura ainst vain-