39i CAR
Lyon i y03. On mit sur son tom-beau a Lice deux vers latins, dontle sens étoit que depuis St. Paul unn’avuit jamais vu dans le mande un ficélèbre Prédicateur. “ Mais ceux qui» firent ces vers, dit le P .Fabre, n en» connoissoient apparemment pointn d autres, ou peut être ne surent-» ils pas sac és de relever par-la lait gloire deleurordre.n
II . CARACCIOLI, (Jean-An-toine de)natif de Adelphes, d'unefamille illustre , fut le dernier abbérégulier de S. Victor de Paris. IItyrannisa ses confrères , & se vitobligé de permuter son abbaye en1551 avec l'évêché de Troyes. IIs’étoit fait-connoître d'abord avan-tageusement par son Miroir de lavraie Religion, Paris 1544 , in-tó;mais il ternit ensuite sa réputationpar son attachement aux nouvel-les opinions. Séduit & perverti parle ianteux Pierre Martyr , il prêchale Calvinisme à ses diocésains , Scles scandalila en se mariant. 11 mou-rut en 1569 a Château neuf-sur-Loi-re,peu estimé desdeux partis. ..Voy.EuCHEMBfcRT.
III . CARACCIOLI, ( César-Eu-genio) de la même famille que leprécédent , florissoit dans le XVII"siécle, Scse fit-connoitre par quel-ques ouvrages. Le plus considéra-ble est une Histoire Ecclcfiasii.pie deNaples , en italien , 1654 , un vol.10-4°. Charles Lellis y fit un vol.in-4*. d’augmentations. Cette His-toire est peu commune, même enItalie.
CARACCIOLI, V. Carazzole.
I. CARACHE, ( Louis ) peintrecélèbre, né á Bologne en 1545 , nemontra pas d’abord tout ce qu’ilfut dans la fuite. Cet homme , quisurpassa tous les peintres de sontems , auroit abandonné la pein-ture , s’il eût suivi les conseils deson maître. Les ches-d’œuvres d'I-talie réveillèrent peu-á-peu son gé-
C A R
nie. 11 s'attacha sur-tout á lamère du Corrigé , joignant les beates de l’antique a la fraîcheurouvrages modernes, & °PP°' lales grâces de la nature aux affet^ries du goût dominant. Ce lut pses conseils qu’on établit a 0°gne une académie de peinture, dil fut le chef Sc le modèle. H P"^voit l’ctre , par son goût g rastnoble , par sa touche délicate, Psa simplicité gracieuse. L’nisto‘ re ,■[S. Benoit Sc celle de Arc Cíciic,peignit dans le cloître de 1chel in Bosco à Bologne , iottue^une des plus belles fuites , 1soient sorties de la main des homes. Ce grand peintre mourutBologne en 1618 , à 64 ans.
II. CARACHE, ( Augustin ) c° u 'sin du précédent , Bolonois cou 1me lui, Sc fils d’un tailleur, ex cela dans la peinture Sc la graves*II partagea son esprit entre lc S arSc les lettres , éclairant les un* P,les autres, bon habileté dans le usin lui faisoic-réformer souvent >défauts des tableaux qu’il cop l0 ‘ ’Ce qui reste de lui est d’une‘°uche libre Sc spirituelle , fans tu 3
quer de correction. Ses figuresbelles & nobles -, mais ses têtes
font
son 1
ci*
moins fières que celles à'A nn ‘son frere. II mourut à Panne1605 1 à 45 ans. 11 laisla un fils f®,Carache a £ ra '
ct-'
Intel , mort á 3 ;.très-agréablement Sc très-correiment plusieurs morceaux au buft^'d’apròs le Corrigé., le Tintorthd'autres grands peintres. e
111 . CARACHE', ( Annibal) f'*' fdu précéd., naquit en 1560 , & epour maître louis Carache son c ° ^sin. II se perfectionna á Parme,Milan Sc à Venise. Annibal &g uftin ne pouvoient vivre e0 j eSble , ni séparément. La jaloçfi- ^éloignoit l’un de l'autre; le l asl ífl’habitude les réunissoic. ■dn n ‘J a /le plus illustre, saisisss» dans 1 111