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Tome II.
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I. CASSINI, (Jean-Dominique )né à Périnaldo dans le comté deNice en 1625, d’une famille noble,s’appliqua d’abord à l’astrologiejudiciaire ; mais en ayant bientôtapperçu la chimérique absurdité, ilpassa à l’astronomie , dont la soli-dité devoir avoir plus de charmespour un esprit né pour le vrai. Sesdécouvertes & ses succès répandi-rent bientôt son nom dans toutel’Europe. Le sénat de Bologne lechoisit pour remplacer le Pere Ca-valieri dans la chaire d’astronomie.C’est dans cette ville qu'il traça unenouvelle Méridienne , plus utile 8cplus exacte que toutes celles quel’on avoit tracées jufqu’alors. Cegrand ouvrage étant fini , CaJJinidescendit du ciel sur la terre, pourrégler les différends que les inon-dations fréquentes du Pô, son coursincertain 8c irrégulier , occasion-noient entre Ferrare 8c Bologne.Cette dernière ville lui donna ,pour récompenser ses soins, la sur-intendance des eaux de l’état ecclé-siastique. Colbert envia cet hommecélèbre à '.'Italie Louis XIV le sit-demander à Clément IX 8c au sénatde Bologne , seulement pour quel-ques années, pour l’obtenirplus fa-cilement. On le lui accorda. Le roile reçut comme César avoit jadisreçu Sosifcne ; il eut une pensionproportionnée aux sacrifices qu’ilavoit faits. Le pape 8c Bologne leredemandèrent en vain quelquesannées après.L’académie des scien-ces . dont il ctoit correspondant,lui ouvrit bientôt ses portes : il semontra digne d’elle par plusieursMémoires. II mourut le 14 Septem-bre 1712, á 88 ans. 11 perdit la vue,comme Galilée , dans les dernièresannées de fa vie: ce malheur nelui ôta rien de fa gaieté. Sa vie futaussi unie que son caractère, pleinde modestie , de candeur & de sim-plicité, II ne connut les cieux , que

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pour adorer plus profondément 1*Créateur dont ils racontent laglp'"re. 11 communiquoit avec pl a '“ fses découvertes & ses vues» f anScraindre qti’on les lui enlevât, P ar ”ce qu’il étoit plus touché du p r0 "grès des sciences que de fa prop regloire. On a de lui un Trahi i ou "chant la Comète qui parut en lé? 1 '5 3 --64 j un Traité de la Méridhn" 1de St Pétronne , tôjsi , in-fol; P' U ’sieurs Traités fur Us Planètes, & ^e?Mémoires estimés. Ce fut lui si 11 )découvrit en 1671 le 3“ 8c I e Ssatellites de Jupiter ; il déco 11 'vrit les deux premiers enII inventa la méthode de repréf £sl 'ter les éclipses de soleil p' tous le*habitans de la terre. La méridi fifl,,ede l’Observar". de Paris , connu 611 ’

cée par Picards ut cotinuée p artre astronome 8c par la Hire•son cloge dans ceux de FuntcnC'II. CASSINI, (Jacques)

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précédent, 8c son successeur académie des sciences , héritatalens de son pere. 11 manqu 0 ' 1la Méridienne de France une P 6 ^pendiculairetil la décrivit endepuis Parts jusqu’á St-Mal° ' ■.la prolongea en 1734 depuis • 3jusqu’au Rhin, près de Strasbo 111 '’’11 mourut en 1756 , á 84dans fa terre de Thuri , p r6S -,Clermont en Beauvoisis. II e - rtsmaître des comptes. Les Mt" 10de l’académie sont ornés do P^sieurs de ses observations- ^,icompté parmi les astronon 16 *connoissoienc le mieux le c .a de lui deux ouvrages tre’ s .més:I. Les Elémcns d’Afrf" favec les Tables astron° lT,1< Ì l1740,2 vol. in-4". II. G' a " d lfigure de la Terre, 1710, ui - 4 Çg*111 . CASSINI dh ThUhï ,, l f (sar-François ) fils du P rcce 0 ,np'noble Siennois, maìtre-des-tes , directeur de l’Observat ^de la société royale de Londre >