Band 
Tome II.
Seite
457
JPEG-Download
 

Ffibourg.

C A Y

. -s- Après la paix de Rastadt,a vivacité nc «'accommodant pase 1 inaction , il sit le voyage d’I-* a lie. H lailìt avec enthousiasme les“'antes des chet-d’œuvres rèpan-dans cette partie de l’Europe.v 'rs l’an 1715,11 palïa dans le Le-p ant à l a fuite de l'ambassadeur de* r ance a la porte Ottomane, Ar-* l , Ve a Smyrne, il voulut ptotitecdclaiíie quelques jours , pour'merles ruines d'Ephèse, qui 11'en.°nt éloignées que d environ unejournée. La campagne ctoit alors'ntestee par une troupe de brigands,tète desque's étott le redou-* a “le Caracayali : il étoit dangereux0 ^quenter les chemins. Mais le'°mte de Caylus , qui desiroit tou-,0urs puissamment ce qui pouvoit^Odtripuer a ses études , S'avisa( . un singulier expédient qui luiv euír ». Vêtu d une simple toile deNe portant sur lui rien qui*1 fenter le voleur le plus av.i-• e > '1 se mit sous la conduite deeilx brigands de la bande de Ca-venus à Smyrne , & con-vnt avec eux d une certaine som-c > à condition néanmoins qu’ils'toucheraient l’argent qu’au re-,^ r ‘ Comme ils navoient d'intc-j 1 1"'a le conserver, jamais il n’yco* guides plus fidèles. Ils le“nuisirent, avec son interprète,c ' rs leur chef, dont il reçut l’ac-ir'st - le P* us gracieux. Caracayali ,v‘ , n <'u motif de son voyage ,v u mt servir sa curiosité ; il l'a-qu’il y avoir dans son voi-hu a 8 e des ruines dignes d’ctre con-' & pour L’y transporter avecd e S t * c célérité , il lui fit-donnersiuev c ' lcvaux arabes , de ceuxî'més^" a PP e ll e chenaux dc race , es-tÇto S ' es meilleurs coureurs. LePa r * trouva bientôt , comme'acharnement , fur les ruines

’ndi,

Suées ;

'“Psion

c etoient celles de Co-

H y admira 1c reste d’un

C A Y 457

théâtre , dont les sieges pris dan*la masse d une colline qui regardela mer , joignoit autrefois au plai-sir du spectacle, celui de l’aspectle plus riant & le plus varié. IIretourna passer la nuit dans le fortqui servoit de retraite à Caracayali ;•6t. le lendemain il se transporta surleterrein qu occupoit anciennementla ville dEphèse... De retour enE tance en 1717 , >1 sit encore quel-ques voyages hors du royaume.II alla deux fois s Londres en dif-férens rems. Devenu sédentaire ,il n en fut pas moins actif. 11 s’oe-cupa de musique, de dessin & depeinture; il écrivit, il grava. C'esta son amour pour les arts que noussommes redevable'» du magnifiqueouvrage , qui met fous nos yeuxles pierres-gravees du cabinet duroi. Le célèbre Bouchardon en fit lesdessins , & Mariette en composales explications , 2 vol. in-fol. Re-çu en 1751 dans l’academie royalede peinture & de sculpture, il com-posa la Vtc des plus fameux pein-tres & sculpteurs de cette com-pagnie; &, pour étendre les limitesde l’art.il recueillit dans trois ou-vrages de nouveaux sujets de ta-bleaux qu’il avoir rencontrés dansla lecture des anciens. 11 a fondédans cette académie un prix an-nuel pour celui des élèves qui réus-sirait le mieux à caractériser unepassion. Les dessins coloriés qu’a-voit faits à Rome le célèbre íittroSantc-Bartoli , d’après des peinturesantiques , lui tombèrent entre lesmains. II les fit-graver : c’est un deslivres d’antiquités les plus singu-liers; toutes les pièces en sont pein-tes avec une précision & une puretéinimitables. L’académicdcs inscrip-tions lui ayant donné , en 1742,une place d’honorairc , l’étutle dela littérature devint fa passion do-minante ; mais ce sot toujours re-lativement aux arts. II travailla fur