;6r C » A
être un prêtre qui , aux lumièresde la philosophie, joignait les vé-rités & la morale de la religion.Son visage étoit toujours gai &riant, son humeur agréable. II par-loir avec autant de force que d'ai-sance. On a de lui : I. Les troisVérités , in-8% 1 595. Par la pre-mière , il combat les Athées ; parla seconde les Païens , les Juifs ,les Mahométans; parla troisième,les Hérétiques & les Schématiques.Les Catholiques applaudirent à cetouvrage , & les Protestant l’atra-quérent vainement : aucun de leursécrivains d’alors n’avoit ni la forcede style , ni l'efprit méthodique deCharron. II. Traité de la Sagesse ,Bordeaux 1601 , in-S“. Ll\cvir, in-11, 1646. 11 y avait dans la pre-mière édition quelques expressionsinexactes , qui ont été rectifiéesou adoucies dans des éditions pos-térieures. t°. L'auteur disoit en gé-néral,que les religions venoient deshommes,8c non de Dieu. II excep-ta dans la deuxième édition la reli-gion Chrétienne , comme il le de-voir. 1". II prétention que l’immor-taliré de l'ame étoit la plus uni-versellement crue 8c la plus foi-blement prouvée; 8c ce passage ré-préhensible fut encore adouci. 3“.Les maux que les querelles, exci-tées dans le sein de l’Eglise, ontproduits, étoient représentés avecautant d’élégance que de force ;mais il étoit très-facilc de rejetterces maux sot» les passions des hom-mes qui ont abusé de tout , Sc quiont changé les remèdes les plussalutaires en poisons détestables.4". Charron exposent les difficultésdes libertins avec beaucoup d éner-gie, & ce fut ce qui fournit à sesennemis une nouvelle occasion desemer des doutes fur son christia-nisme. On lui reprocha , par exem-ple , d’avoir mis dans la boucheíi'un Athée ces paroles: La Rtli-
C iï A á
gion í/î une sage invention éts °mes , pour contenir la populaceson devoir . Le jésuite Garasse} 3 ^îcusa d'avoir commis à cet est 3
eh
une honteuse prévarication , .
faisant-valoir indirectement !-> caUdes impies . 8c en ne les rési* t3 ^pas avec assez de force. H est ,,e , gfaux que Charron soit coupablecette criminelle partialité : c ’après avoir rapporté sidellekh^les objections des Athées , >*réfute avec autant de franchis Hde solidité. Cependant ceécrit avec force 8c avec hat"'fe , devoir faire une vive feiu atl .dans le public , 8c siir-tout P 3 ^Us théologiens. Deux docteut^.^Sorbonne le censurèrent , nefant point attention que, dan s Psieurs endroits de cet ollV í a °[,gCharron parle plutôt en pbiloDP^qu’en théologien. On foulev 3niversité, la Sorbonne, U C 3 ^let, 1 e Parlement, contre lu* > j, ollle président Jtannin , áconfia cette affaire , dissip 3 | }ge, 8c dît qu’il falloir pettnetc^^vente du livre, comme d’un , ugd’Êtae. Celte décision n'ewp^ ^point le jésuite Garajfe de h ,e ^Charron au rang des Thiop " 1des Vanini. II le croit rn * n ’ e ^J í itdangereux, d’autant qu il é'“r ^ lCvilainies qu eux , & qu’il J n gih cquelque peu d’honnèteté. H ’ mÌ*livré à un Athéisme brutal, 1 frné à dts mélancolies lang l>ur “‘^ lt eitruandes. Plusieurs gens-de-Pont défendu contre U* ^ eC cS dhtions calomnieuses 8c emp° rtJésuite, entr’autres ì’abbe “ e ), e r»ra n. Garajj'e auroitpu lui re P r fpti
avec plus de raison , a vef t
livre de la Sagesse H C0 ^Montagne son maître ,
Vair. II transcrit même W.fari
prés paroles. If 1 - , S ‘! Z o 0 fJí><Chrétiens , imprimes a Den 1600, in-8%