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Tome II.
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gui , dont ils vancoient avec affec-tation l'esprit & le vaste sçavoir.Le roi, avant de le faire-venir deNormandie sa patrie , voulut con-noìtre quel homme c’étoit ? vu Chd-tel lui dit que c’étoit un philoso-phe qui suìvoit les opinions d’A-ristote .— Et quilles sont ces opinions ,continua le prince? — Sire , répar-tit l’adroit courtisan , Anflote pré-féré les républiques à f état monarchi-que. Ce mot fit une impression siforte sur l’esprit de François 1 , qu’ilne voulut plus entendre parler deBigot... Ce prince voulant éleverdu Châtel aux premières dignités•de I’Eglise , fut curieux Rappren-dre de luis'il étoit gentil homme ?Sire, répondit le sçavant kel es-prit , ils étoient trois freres dansF Arche de Noé ; je ne sçais pas bienêuquel des trois je fuis sorti. Peude tems après , il parvint à l'épis-copat. II fut évêque de Tulle enIJ39, de Màcon en 1344, grand-aumônier de France en 1548, en-fin évêque d’Orléans en 1151 : il ymourut d’apoplexie en prêchant,le trois Fcvrier 1551. II étoit très-versé dans les langues orientales ,& fort éloquent en chaire. 11 pro-nonça en 1547 l'oraison funèbre deFrançois 1 . La faculté de théolo-gie de Paris fut scandalisée d’unendroit de son discours , où il di-foit que Famé du Roi servit allée toutdroit en paradis. La (acuité nommades députés pour en aller faire desreproches à l'évêque de Màcon,quiétoit alors à St-Germain-en-Layeauprès de Henri U. En attendantque le prélat fùt averti, on lesadressa a un maître-d hôtel , espa-gnol , connu pour ses bons-mots.Mendo\e ( c’étoit le nom du maitre-d’hôtcl) régala d’abord les députés ;& venant au sujet de leur voyage,il leur dit : »Vous craignez , Mes-» sieurs , que l’evèque de Màcon>, n’au pont atteinte á la croyance

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» du purgatoire , en assurant qtt*„ l’ame du roi avoir été en droiture» au ciel? Raflurez-vous. Tel étoit

» le caractère du feu roi mon mal*» tre j il ne s’arrèioit guéres enn un lieu , lors mcmequ’il y» á son aise. Supposé donc qu 1» soit allé en purgatoire , il n ^» aura fait que passer , & tout au„ plus goûter le vin en passant- "Cette plaisanterie un peu trop b’bre eut toutefois le bon effet, dtle P. Bcrthier , de faire-contioitrkaux docteurs qu’ils assolent forme*une quereile , où ils auroient tod‘les rieurs contr’cux. {h 'tsr.de l'H“Gallicane, liv, 53.) On a de *Châtel quelques Ouvrages. P“ rrtGalland 3 écrit la Vie de ce prélat»& Raluqe la fit-imprimer á Taris ed1684 , in 8".

IV. CHATEL, (Jean) fils dll “marchand drapier de Paris, ne P* 0 'fita point de l’éducation que s°pere lui avoir donnée. 11 s'annonÇ^dans le monde par un crime exé-crable. Ce jeune-homme, pie' 0son noir projet, trouva le moyende pénétrer dans ('appartementHenri IV , de retour a Paris, a P r ^,son expédition des Pays - Bas

ed

1594. Ce prince s’avançoit ve ■deux officiers qui étoient venu 5rendre leurs devoirs & qu> ^bérent á ses genoux: comme 1 .

baissoit pour les relever, Càat*donna un coup de couteau “la lèvre supérieure, du côté <* r ^Le coup lui cassa une dent. L >saisi n se fourra dans la preste, m^

on le reconnut á fou visage

Se voyant pris , il avoua au *son crime. Henri IV voulutle laissât aller ; mais il tut co a ^au Fort révoque fous bonne-g aII soutint, dans son premier m ^rogatoire , qu’il avoit comm . jparricide comme une actiu" tcroyoit méritoire. Le r01 ,.î;„jistf«pas encore réconcilié ávec 1 »