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Tome II.
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bé Viatel , fut une des dernièresproductions de Chevrier , & ce n’estpas la moins méchante.

CHEYNE, ( George) Anglois,docteur en médecine de fa sociétéroyale de Londres, naquit, enEcos-se. II s’appliqua à la philosophie& aux mathématiques , ensuite àla médecine , & réussit trcs-biendans la pratique de cette science.II mourut vers 1784. 11 est fortconnu par un ouvrage intitulé : Deinfirmorum sanitalt luendá, a Lon-dres, 1716, in-S"; traduit en fran-çois par l'abbé de la Chapelle , sousle titre de : Règles fur la santé & lesmoyens de prolonger la vie , ou Mé-thode naturelle de guérir les maladiesdu co r ps &• celles de tcfp-.ie qu' endépendent , 2 vol. in-tr, Paris 1749.Quoiqu’il y ait de bonnes chosesdans ce livre, & que M. l’dbbc Jac-quin en ait profité dans son Traitéde la famé-, celui-ci vaut mieux,parce qu’il est écrit avec plus declarté à de précision, 6c qu’on ytrouve des détails utiles que fau-teur Anglois a omis. On a encorede lui un Traité de la Goutte , 1724,in-8“. en anglois ; & quelq' ouvr.dephilosophie &de mathématiq., quine valent pas ses liv.de médecine.

CHIABRERA, ( Gabriel ) poèteItalien né à Savonne en 15 51, for-tifia à Rome son inclination & sestalens pour les belles-lettres. AideManuee & Antoine Muret lui donnè-rent leur amitié , & l’aidérent deleurs conseils. 11 mourut à Savon-ne le 14 Octobre i6;8, à 86 ans.Le pape Urbain Vlíl , protecteurdes poètes, 6t poète lui - môme ,l’invita en 1624 d'aller á Romepour Tannée sainte ; mais Chiahreras’en excusa sur son âge Sc fur sesinfirmités. Ce poète étoit un desplus beaux-esprits 6c des plus laidspersonnages de TIta lie. II a laiffé desPoésies héroïques , dramatiques , pas-torales , lyriques. On estime sur-tout

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ces dernieres, imprimées sépare*ment en 171S , in-S”. L’abbé E" 0 'lucci publia un recueil de ses Ou*vragesen 1718, à Rome.entroisvol. iu-8”. La Vie dé fauteur «qu’on regarde comme le Pindare d®l’italie, est à la tête de ce recueil-On en a une édition plus récente,Venise en 1731, 4 vol. in-8°.croyons devoir ajouter à la fin,l’art, de ce poète le jugement q u cnporte M. Landi , mais en corrigeantson style moitic f ranç. moitié italien-« Il n’y’aucitn genre de poésielequel Chiahrera ne se soit exercé*P esonne n’a fait plus de poèmes épiE^que lui ; il est auteur de VItalie det‘fris ; de la Florence , de la Go!h ' ,ali ‘ ’de V Amadeide , du Roger. Ce sont ^poèmes de longue haleine ; le nom !

des petits est bien plus »rand. 0-'tous on trouve de la majesté, de imonte, de la fécondité, soit d'imag e ”soit d'expressioris, & un grand so"d’érudition grecque , latine Scmytnlogique. Cependant les poèmesChiahréra n’ont passait autant de>0,tune qu’on devoir l’espérer. U eficile qu’un génie rempli de feu»que celui des véritables poètes J)ques .puisse se plier à la marche so«régulière d’nn poème ; & fiavoit fait une Iliade, W auroitéte'’tsemblablement au-dessousLa même raison a rendu les P’^ ceS ' e l-théâtre de Chiahréra inférieures a ,les de quelq 1 autres poètesde fa n 3 ■(Test dans les odes & dans j estes pièces lyriques qu’il a vain í' ll „ fu-ses rivaux. Pindare dans les h'ss'^;.blimes, Anacrévn dans le genre e j,que, il eut encore le mérite fi'j Ilir 0 é'(iíre de nouveaux mètres dans la P . [jitalienne , & il la rapprocha 3inl, 0 j|iegrâce 8c de la mélodie de ' 3 P cl -,tgrecque. On lui reproche se>>>® ( e sd’avoir mis trop de hardiesse da c emétaphores; mais il se fit-pardondéfaut parla nobiessedes peni . foevivacité des images Ôc Tenthou ^vraiment poétique , dont il ‘ 1,l ïé ll iiielecteurs. » Peu d’écrivains 01 , lt l[ l 3 ti'o s1 ,'leur vivant d’une si grande rçP ' e puPresque tous les Princes d ‘ tfeO>ptouvéreirt leurestime par des p