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Tome II.
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Coppenhague roi de Danemarck,de Norvège & de Suède; mais iln’eut de U couronne de Suède quele lirre : Gustavc-U r ,:ja , le libérateurde son pays , en fut proclamé roi.

III. CHRISTIERN III, neveu &successeur de Frédéric le. n 1534, futcouronné l’an 15 36 à la manièredes Luthériens, dont il embrassa lasecte, deja introduite par son peredans ses Etats. 11 chassa les évêques,& ne garda que les chanoines. 11mourut le 1“ Janvier 1359,336ans, regretté comme un bon roi parses sujets , & comme un protec-teur par les getls-de-lettres. II ins-titua le colltge de Coppenhague ,& rassembla une belle bibliothè-que. II eut , dit-on , une longueconférence avec Chrifiiem II sonprisonnier, qui ne lui survécut que24 jours, & une parfaite réconci-liation en fut le fruit. II laissa plu-sieurs enfans de Dorothée , fille deMagnus duc de Saxe , entre autresFrédéric II , qui lui succéda.

IV. CHRISTIERN IV . roi deDanemarck , succéda en 1588 àFrédéric II son pere. II fit la guerreaux Suédois, & fut élu chef de laligue des Protestans contre l'em-pcreur , pour le rétablissement duprince Palatin, en 1625. II mourutle 18 Fevrier 1648 , á 71 ans, aprèss’être distingué par un grand nom-bre de belles actions. II fut le fon-dateur des villes de Christianople8t de Chrislianstadt , qui furcntde-,puis cedées à la Suède par le traitéîle Roschild en 1658. Chrifliern sonfils avait été élu , de son vivantmême, roi de Danemarck ; mais ilprécéda son pere au tombeau le 2Juin 1647. La plupart des histo-riens ne Ic comptent pas au nombredes rois de Danemarck.

V. CHRISTIERN V , monta furle trône de Danemarck en 1670 ,après Frédéric III son pere, qui Pa-vait déclaré son successeur dès

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1653. Il se ligua avec les princesd’AUemagrte, & déclara la guerreaux Suédois ; mais ceux-ci battirentses troupes en diverses occasions.II mourut le 4 Septembre 1699 >dans fa 54' année. C’étoit un prin-ce courageux & entreprenant.

I. CHRISTINE , reine de Suè-de , née le 8 Février 1626 , succé-da á Gustave-Adolphe son pere, morten 13 32 au milieu de ses victoire*-La pénétration de son esprit & sc®courage éclatèrent dès son enfuisce. Gustave espérant beaucoup dela jeune princesse, s'étoit plu à I*mener avec lui dans ses voyages- Ula conduisit à Colmar; elle n’avoitpas encore deux ans. Le gouver-neur demanda si on tireroit Je ca-non , & si on ne craignoit pas q 11 *le bruit n’çpotivamàt Pensant? G“J"rave hésita d’abord fur la réponse,mais , après un moment de silence -Tir Cl , dit-il ; elle est fille Fuit fi 1 'dat, il faut qu'elle s’y accoutume . L ensant, loin de s'essrayer, rioit, ^> ìl 'toit des mains, & sembloit deman-der qu’on redoublât. Cette intrep;*dité plut à Gustave , qui depuis fai-sant la tevue de ses troupes de-vant elle, & voyant le plaisir qu’ct eprenoit à ce spectacle milit" : AIK*dît-il, laijfci-moi faìre\ jc vous mtlltrai un jour en des lieux où vous etut^Icontentement . I! mourut trop tôt Plui tenir parole . Se Christine , qui re ‘gretta toute sa vie de ne s’êtte P**trouvfie dans une bataille & *tête d une armée , regretta eiico^plus de n'avoir pas fait Paprentiû 11ge de la guerre sous un tel niaí trff>Rien n’cchappa à Pactivité àe s<£esprit. Elle apprit huit langues, *lut en original Thucydide K Polyfi'dans un âge où les autres ent*®^Filent à peine des traductions. Gm ^tius , Dochart , Defcanes & plusie,"^autres sçavans furent appelle* *cour, & l'admirèrent. Christi " 1 ' 6venue majeure , gouverna ave« 13