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Tome II.
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ntn faire de ce que tu as profils ì tonf*“ ? C'est par des reparties sem-®ubles , que cet orateur, souventau dcfautd’un raisonnement solide ,^Poussoit son adversaire , qu’ill’é-“*°uiffoit , qu'il l’accabloit. Si lapersonne contre laquelle il parloitn 'eritoit des égards , il préparoit,pour ainsi dire, le trait avant que, e l'enfoncer ; il amolliffoi: la par-*'e qu’ii vouloir blesser : mais sesarn >es n’en étoiét pas moins victo-r ‘euses. La plupart des autres bons-’bots qu’on cite de lui, ne méri-tent guères d’être dits, & ne fontPas dignes d’être écrits. III". Li-1 ' r ‘sPhUofophiques.Ce qui doit éton-ner ,dit un homme d’esprit, c’est que'lans le tumulte & les orages de fa^ le , cet homme , toujours chargéae s affaires de l’État 8c de celles desParticuliers, trouvlr encore du temsP°ur être instruit à fonds de touteses sectes des Grecs , 8c qu’il fût lePlus grand philosophe des Romains,ainsi que l'orateur le plus éloquent.Ses livres des Offices font infiniment'eeommandables par le ton de bon-"es mœurs , de réflexion , d’huma-n,t é, de patriotisme , qui y règnent•out-à-tour. On y voie Cicéron ,uon peut-être tel qu’il a été préci-'ement, mais tel qu’il a désiré d’ê-jj e - Si ce traité ne peut faire un'“hrétien , il est du moins très-pro-P'e à former un bon citoyen , unjV>mme droit 8c raisonnable. Seslv res des Loix, dont il ne nousre ste que trois , attachent autantParleur goût exquis de politique,flue par les beaux sentimens de pa-,r ‘otisme 8c de vertu , les grandes^ues 8c les détails admirables dont15 font remplis ; mais les matièresPourroient être quelquefois ame-"ees avec plus d’art,8c 'arrangées?ans un ordre plus méthodique. Les'interlocuteurs, comme nous l’a-''ons déja remarqué , semblent n’è-re placés dans ce traité , qui est

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en forme de dialogue , que pourécouter Cicéron 8c lui applaudir. Cetorateur avoit composé aussi,à limi-tation de Platon , un livre De larépublique , qui n’est pas parvenujusqu’à nous. On trouve dans sesTusculancs dans ses Questions Aca~dcmíques , 8c ses deux livres d: lanature des Dieux , le philosopheprofond 8c l’écrivain élégant. On ,a accusé trop légèrement Cicéron dene pas croire à l’immortalité del ame. » Un vrai académicien 8c un„ honnête homme, tel qu’étoit Ci-„ céron , n'étoit pas (dit l’abbéd'O-livet ) » un homme qui ne crût rien.

» C’étoit un philosophe , qui, ne» déférant à la simple autorité» d’aucune secte en particulier, se» réservoir le droit d’examiner le» pour 8c le contre de toutes les opi-» nions, 8c n’usoit de cette liber—

» té', que pouts’attacher à ce qu’il» jugeoit le moins douteux 8c le>' plus sain,,» IV.Ses Epîtres . Baylcleur donnoir la préférence fur tousles ouvrages de ce grand écrivain.L’homme-de lettres, l’homme-d’é-tat, ne devroient jamais se lasserde les relire. On peut les regardercomme une histoire secrettede sontems. Les caractères de ses plus il-lustres contemporains y font peintsau naturel, les jeux de leurs pas-sions développés avec finesse. Ony apprend à connoltre le cœur del'homme 8c les ressorts qui le font-agir. Cicéron s’étoit aussi mêlé depoésie ; 8c quoiqu’il nous reste delui quelques beaux fragmens, Ju-vénal , ayant consigné dans ses Sa-tyres ce vers barbare :

0 fortunatam , natam me Console *Rcmam !

la couvert d’un ridicule éternel.

Parmi les traductions de ses ou-vr ages,on distingue: I. Les Orai-sons par VilUforc , 8 vol. in-n. II.Les Epitres familières, 4 vol. -, lesOffices , I vol. ; la Vieillesse 8c l’A-

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