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Tome II.
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tés horribles contre les Grecs. Ilspourroient bien avoir raison tousles deux. Du Cange a donné uneédition de s’mmimcr, in-folio, 1670,imprimée au Louvre , en grec fieen latin , avec de sçavantes ob-servations.

CINQ-ARBRES,( Jean) Ouin-quarbureus , natif d’Aurillac , nom-mé professeur royal en langues hé-braïque & syriaque en 15 54 , avoirbeaucoup de piété ; & , ce qui estestez rare dans un sqavant, il étoithomme d’oraison. 11 mourut l’anÏ5S7, après avoir laissé : I. UneGrammaire Hébraïque, imprimée plu-sieurs fois, & dont la meilleure édi-tion est de 1609, in-4“. II. La Tra-duction de plusieurs ouvrages d 'A-vicenne , médecin Arabe.

CINQ-MARS, (Henri Caissier,dit Ru{é, marquis de ) second fils^'Antoine Coiffer marquis d’Effiat,ttiaréchal de France , fut redeva-ble de fa fortune au cardinal deRichelieu , intime ami de son pere.Il fut fait capitaine aux-gardes ,puis grand-maître de la garde-robe<lu roi en 1637 , & deux ans aprèsgrand-écuyer de France. Son es-prit étoit agréable, & sa figure sé-duisante. Le cardinal de Richelieu ,qui vouloir se servir de lui pourtonnoître les pensées les plus sé*trettes de Louis XIII , lui appritle moyen de captiver le coeur dece prince. II parvint à la plus hau-te faveur ; mais l'ambition étouffabientôt en lui la reconnoiffanrequ’il devoir au ministre & au roi.Il haiffoit intérieurement le cardi-na l > parcc que Richelieu prétentionle maîtriser ; il n’aimoit guéres plusle monarque , parce que son hu-meur sombre gênoit le goût qu’ilavoir pour les plaisirs. Je fuis bien"’ftheureux , disoit-il à ses amis , de* tVr ‘ avec un homme qui m ennuie de-le matin jusqu’au soir ! Cepen-tì,nt Cmq-Man , par l'espcruueí de

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supplanter le ministre & de gou-verner l’Etat , dissimula ses dé-goûts. Tandis qu’il tâchoit de cul-tiver le penchant extrême que LouisA'/// avoir pour lui, Richelieu luidonna quelques mortifications, aux-quelles il fut trcs-sensible. 11 setrouvoit ordinairement en tiersdans les conseils que le Roi te-noit avec le cardinal. Je veux,Ai-soit Louis , que mon cher ami s’in-struife de botme-heure des affaires demon conseil , afin qu’il Je rende capa-ble de me rendre Jervice. Le cardi-nal, à qui la présence de Cinq-Marcétoit importune , & ne trouvant patbon qu'it lui marchât toujours furles talons quand il allait chc\ le Roi ,lui reprocha un jour son ingrati-tude dans les termes les plus éner-giques. 11 lui dit qu’il n’apparte-noit pas à une tête aussi légére quela sienne, tie se mêler des affairesd’état,& qu’il ne faudroit qu’unhomme tel que lui, pour décré»diter la France auprès des puis-sances étrangères, II lui défenditde se trouver désormais à aucunconseil, & il le traita avec tant dedureté , qu’il en pleura de dépit te.de colère. Dès lors Cinq-Mars mé-dita une vengeance éclatante. IIexcita Gaston duc d’Orléans à larévolte , & attira le duc de Bouil-lon dans son parti. On envoya unémissaire en Espagne , & l'on fit untraité avec Gaston pour ouvrir laFrance aux ennemis. Le Roi étantallé en personne l’an 1641 con-quérir le Roussillon , Cinq-Mars lesuivit, & fut plus que jamais dansses bonnes grâces, Louis XIII lutparlote fans cesse de la peine qu’ilressentoit d’être dominé par unministre impérieux. Cinq-Mars pro-fitoit de ses confidences pour 1 ai-grir encore davantage contre lecardinal: il lui proposoit tantôt dele faire-assassiner , tantôt de le r en-voyer de la cour. Richelieu , dan-