Band 
Tome II.
Seite
652
JPEG-Download
 

6;r G L A

ta la cour. On croît qu’il passa savie clans la retraite &. la disgrâce.

poule étoit né avec lin espritvif & élevé : c’est le caraciéra defes écrits. Une imagination qui aquelquefois l’éclat de celle d 'Ho-«t-rc , & des expressions de génie,de la force quand il peint, de laprécision toutes les fois qu'il estfans imiges, assez d'étcndne dansfës. tableaux , 6c sur-tout la plusgrande richesse dans fes couleurs,voilà les beautés de Ciaudien. Maisil est rare que la fin de fes piècesréponde à leur commencement. IIest souvent enflé. II se laisse em-porter á ses faillies. II o’a nul goûtpour varier le tour des vers, qairetombent fans cesse dans la mê-me cadence. Les écrivains qui oqtdit que c’est le pocte héroïque quia te plus approché de V'ugiU , dé-voient aussi remarquer que ce n'estque de fort-loin. II passe pourtantpour un des dernierspoctes Latins,qui aient eu quelque pureté dansun siécle gfossier... Parmi les édi-tions de Clandicn , on estime la pre-mière, de Viceace xqSz, in-folio ;celle de Hánjius le fils, Elzevir ,1650, in- 12 -, celle de Earthìus ,quoique chargée d’un long com-mentaire, in-q*. Francfort l6jo,in 4*; celle des Variurum, 1 o65 ,in-3": sédition donnée : n-q°. 1677,ai usam Delphini , laquelle est peucommune ; 8c celle de Burnim , Am-sterdam 1760 , in-4". Les piècesque les connoisseurs lisent avec 1«plus de paisir dans Ciaudien , fontles Invectives contre Rnfin , en 2livres ; celles contre Eu trope , aussien deux. Après ces picces, vientlc poème de X EnFevement de l’iv-fi'pinc ; & celui d .l Consulat H Ho-^itorius fuit de près. LXj.'íi cn-.cm icRreserpine est plein de verve &d’cathousiaúne. Les caractères sontnaturels 6c bien dessinés , les ima-ges vives £{ heureuses, les pensées

C L A

iustes & sages, les defcripooi' 3piquantes. Le troisième livre, prêt*cfúe tout dramatique , est plein dsmpuvemens tendres & passionnes.Le nombre de morceaux ou le fau*goût de son siécle sc mêle quel"quefóis.est petit en comparaison desmorceaux tpuchans St bien écrits.

CLAUDIEN MAMERT,prêtre& frere dc Maaert archevêque deVienne , publia dans le v f . siccleun Traité sur la nature de T Ame ,contre Fauste de Riez , qui préten-doit , dit-on , qu’elle n’est pas sp>"rituelle ;Hauau 1612; & Zvickau1655 ,1 vol.in-8’. Vliijlvire Ecclé-siastique dc l’abbc Racine lui attribueune piéce de vers contre la poésieprofane ; mais ce poème est unefuite de la Lettre de St Paulia deNoie à Jove. C’est avec plus de rai"son qu’on lui donne l'Hymnc dela Croix , que plusieurs diocèseschantent au Vendrcdi-Saint : Pan-£«, lìngua , glorìes Preelium ccrtaini-nit , Oc. Elle sc trouve dans la Bi*bliothòqoe des Pères, & dans les-li-vres d’Eglise, Mamert avoir Ctemoine dans fa jeunesse , & avoitlu une partie des auteurs Grecs ScLatins, 11 étoit un des plus sçavjnsde son tems : il mourut eu 47}ou 474.

CLAUDINE i>E TouRNONtVoye^ Touriîon , n*, m.

1. claUdius pulcher ,sifc

d 'Appius Chiudius C.écus , consulRomain l'an 249 avant Jesus-Chnst»avec L. Ju/ius Pulhfs , perdit unebataille navale, en Sicile contre lesCarthaginois. 11 fit une autre entre-prise sor Drepatti ; mais Asdrubal,gouverneur de la place , en étantaverti, F attendit en bataille à l'ent"bouchure de son port. Claudia !,quoique-surpris de trouver les cn-nemisetvbonne posture, les atta <•q.ua inconsidérément. Asdrubal,fetya-ut.de son avantage, coula afond plusieurs vaisseaux des R°*