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[Tome premier. - Tome second.]
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Hté. XIV. ( premiers e'dit.) 9M- E ( trot fient ie'dit.) 933. b. Moyens d’entretenir l’abon-dance. X. 135. b. Abondance avec chertéeft opulence. XVI. 4 65 . b. Mauvaile admt-niftration , îorique l’abondance devientun fléau auffi redoutable que la difeite.XVII. (première édition) 689. a. ( troijtcmeédition) 70^. a.

Abondance , ( Belles-Lettres ) ilyadans le ftyle une abondance qui en fait laricheffè & la beauté. Il y a auffi une abon-dance vaine qui ne fait que déguifer la fté-rilité del’efprit par l’oftentation des paroles : l’art de peindre en poéiie eft l’art detoucher avec efprit, & l’abondance con-Iifte alors à faire beaucoup avec peu. I. 103.b. Un nouveau charme de l’abondance ,c’eft l’air de négligence & delimplicité danscelui qui prodigue les richeftès de ftyle aveccelles du génie. La paffion donne heu àl’abondance du ftyle , dans les momensoùl’ame fe foulage par des plaintes , mais lod-que le cœur eft tain de douleur , enflé d’or-gueil ou de colere , la précîfion& l’énergieen font l’expreffion naturelle, ibid. 104. a.

Quand le caraâere de celui qui parle eftauftere , l’expreffion doit être pleine, forte& précife. Par-tout où la philofophie eftfufceptible d’éloquence , elle permet auftyle une abondance ménagée. Le genreoratoire eft celui où les richeffies du ftylepeuvent fe répandre le plus abondamment;& c’eft là fur-tout que l’on voit des exem-ples d’une abondance vicieufe. ibid. b-

11 eft certain que les grandes vérités mo-rales & religieufes dont la chaire doit re-tentir , exigent quelquefois des dévelop-pemens ; & c’eft là que le ftyle doit em-ployer fon abondance , mais avec l'écono-mie que le goût & la raifon preferivent.Exemple tiré de Maffiilon. L’abondancedu fentiment n’eft pas fatigante commecelle de l’efprit : auffi n’y. a-t-il que lesfujets pathétiques fur lefquels il foitpoffiblede parler d’abondance, ibid. iof. a. Lors-que la force de l’éloquence doit réfulter del’ordre & de l’enthoufiafme des idées ,c’eft une imprudence de fe livrer à l’inf-pmaciondu moment, à moins que l’orateurn’ait lafageflè de ne point s’écarter de laméthode preffiante du raifonnement. Ilfaut «vouer cependant qu’il n’y à que cette

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façon de produire les grands effets de l’élo-quence , & de iaiiir tous les avantages dulieu, du moment, de ion émotion propre& de celle de fes auditeurs.. Le vice duftyle oppofé à l’abondance eft la féchereflè& la :ftérilké. ibid. 106. a.

Abondance , dans le ftyle des avo-cats. IV. 463. b.

ABONDANT , (Arith) nombre abon-dant. II eft oppofé au nombre défectif. I.106. b.

ABONNE, ( Jurifpr. ) dixme abonnée.XL 161. b. Fief abonné. XIV. 337. a.

3 to. b. Serf abonné. XXX. 870. a. Tailleabonnée. XXXII. ^2. a.

ABONNEMEN L , ( Jurifp. ) pour lesdixmes. Xi. 161. b. Abonnement de fief.XV. 318. a.

ABORDAGE , (Marine) lignifica-tions de ce mot. I. 107. a. Il s’emploieparticuliérement pour exprimer factiond'un vaiilèau qui joint un, vaifthau ennemià deflein de l’accrocher & de s’en em-parer , en fai fan t paftèr fon équipage àbord de est ennemi. Maniéré d’exécutercette manœuvre. L’abordage eft avanta-geux pour le vaiffeau qui ne peut réfifteràl’arnlierie de fon ennemi : l’adreflê & lecourage peuvent alors fuppleer à la force.Comment on peut d’avance dreflèr l’é-quipage à cette adion hardie. Quel eft,des deux vaifïèaux , celui qui a le plusd’avantage dans cette opération militaire.ibid. Armes employées des deux parts. Ducombat qui fuit ordinairement l’abordage.Réflexion fur le choix des armes les plusconvenables. Rareté de l’abordage canféepar la forme aduelle des vai fléaux , & laperfection de la manœuvre, ibid. 108. 4.

ABORDER , ( M-irine ) verbe em-ployé quelquefois dans un fens neutre ,quelquefois dans un fens actif. I. 109. a.Danger que courent deux vaifîeaux qui s’a-bordent involontairement. Le calme peutetre compté parmi les caufes qui font abor-der les vaiffeaux. Voyez, Calme. Précau-tions à prendre lorfque cet accident eftfur le point d’arriver. Différentes ma-niérés dont les vaifïèaux peuvent s’aborder.ibid.

Aborder , maniéré de jetter les grappinsà un vaiflèau qu’on veut aborder. I. no, a.