art
faut bien remarquer que tous ces noms nefont que des termes métaphyfiques. Nousparlons des objets métaphyfiques, commenous parlons des objets réels. C’eft le be-foin de faire connoître aux autres les objetsfinguliers de nos idées qui nous ont donnélieu d’inventer, d’un coté les noms d’ef-pece, de l’autre les adjeétifs prépofitifs,qui en font des applications individuelles.'ibid. (première e'dition ) 307. a , b. (troi-fieme ddition ) fâi. a, b. Lorfque nous ap-pliquons quelque qualification à tous les in-dividus d’une efpece, nous donnons à notrepropofition une étendue univerfelle \ lorf-que nous nel’appliquons qu’à quelques-uns,elle eft particulière ; lorfque nous ne l’ap-pliquons qu’à un feul, elle eft finguliere.Dans chacun de ces cas, notre languenous fournit un prénom defliné à chacunede ces vues de notre efprit. Exemples quimontrent l’elîèt propre ou le fervice par-ticulier de ces prénoms, ibid. (premièreédition ) 508. a. (troifieme e'dition) 532 .a.
I. Tout homme eft animal ; tout étantle prépofitif d’un nom appellatif, donneà ce nom une extenfion univerfelle. ibid.b, &c. Nul , aucun , donnent aufii uneextenfion univerfelle à leur fubftantif, maisdans un fens négatif, ibid. (première e'dition )509. b. {troifieme e'dition ) 333, b.
IL Tout, chaque, nul, aucun, fontdoncla marque de la généralité des propofidons.S’ils ne font pas exprimés, la propofitionn’eft que moralement univerfelle, ou in-définie. ibid. b.
III. Quelque, un, marquent auffi unindividu de l’efpece dont on parle, maisfans le dtfigner finguliérement. ibid. b. Au-cun fans négation, a auffi un fens parti-culier dans les vieux livres. On , de , des,fervent auffi aux propofitions particulières.ibid. (première e'dition ) J10. a. (troifiemee'dition ) 534. a.
IV. Ce, marque un individu détermi-né. ibid. a.
^•^e, ^ a .’>ft es i indiquent qu’on parleou d un individu réel qu’on tire de foneipece, 011 d un individu métaphyfique.N oms d individus fpécifiques. Obfervations• à l’occafion de ces noms. ibid. a.
i°. Quand un nom d’efpece eft prisad-jeâivemçnt, il n’a pas befoin d'article.ibid,b.
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2°. Il n’admet pas l’article J quand i!eft pris félon fa valeur indéfinie, ibid. (pre-mière e'dition) 511. a. (troifieme e'dition)
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3°. Il n’a pas befoin de prépofitif, Iorf-qu’avec le fecours de la prépofition de ilne fait que l’office de fimple qualificatifd’efpece. ibid.
4 0 . Quand le nom d’efpece eft confi-déré individuellement, il eft précédé d’unprénom, ibid. a. Il faut donc bien diftin-guer le qualificatif fpécifique adjectif duqualificatif individuel. Il y a auffi des in-dividus colleélifs dont on parle comme fitc’étoit des individus particuliers, ibid. b.
5°. Rapports que marquent les pronoms^mon , nia , mes ; ton , ta, tes ; fon , fa ,fes.ibid. (première e'dition) 512. a. (troifiemee'dition) 536. a.
6 °. Les noms de nombres cardinauxfont auiïi l’office de prénoms ou adjedifsprépofitifs. Dans certains cas cependant ilsfont précédés de l’article ou prénom. Com-ment on détermine avec précifion les in-dividus que le prénom n’a pu déterminer,allez. ibid. b.
Des noms propres. L’article eft inutiledevant les noms propres, allez détermi-nés par eux-mémes. Il en eft de mêmedes êtres auxquels on adreffe la parole.Les Grecs mettent fouvent l’article devantles noms propres , pour marquer l’aâionde l’efprit qui fe tourne vers cet objet.Pour nous , nous ne mettons pas l’articledevant les noms propres perfonnels. ibid.(première e'dit.) 313. a. (troifieme e'dit.) 337.a. Exceptions & remarques fur ce fujet.ibid. b. Quelquefois les noms propres fontaccompagnés d’adjeâifs ; obfervations furl’ufage de l’article en pareil cas. Lorfqu’âla fimple idée d’un nom propre on jointquelqu’autre idée, ou que le nom dans fapremière origine a été tiré d’un nom d’ef-pece , ou d’un qualificatif qui a été adaptéà un objet particulier, alors on a recoursau prépofitif, par une fuite de la premièreorigine, ibid. (première e'dition) 3 I 4- <*-(troifieme e'dit.) 338. a. Ainfi l’on dit, leparadis, l’enfer, le monde. Obfervations furl’origine de ces mots, de même que furcelle des mots foleil . lune , terre , mer.ibid. b, déc.