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[Tome premier. - Tome second.]
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newtoniens. ibid. 31. a. On peut démon-trer que cette folubilité en acle eft fansceffe contrebalancée par la chaleur, & nonpas alternée par la répulfion, en quoi l’au-teur différé des newtoniens. Les rapports& la chaleur font les deux grands princi-pes de tous les phénomènes fur la chymie.Ce qu’on vient d’expofer , font les pre-miers linéamens de ce qu’on peut appellerfapientia chymie a. Différence entre le lan-gage de manœuvre & le langage fcientifi-que dans les opérations de chymie. Ibid,b. La plupart des qualités des corps que laphyfique regarde comme des modes, fontdes fiibftances réelles que le chymille faiten féparer, &c. Exemples tirés de ce qu’onappelle en phyfique-, feu , couleur, ibid.32. 4, b. Les deux branches de la chymiequi ont été le plus cultivées , font l’art depréparer les médicamens , & celui de trai-ter les mines & de purifier des métaux.Les connoiflances que la chymie a four-nies à la médecine rationnelle , peuventfaire regarder auffi la théorie médicinaletirée de ces connoiflances , comme unebranche de la chymie. Énumération deplufieurs arts , qui, à caufe de la nature deleurs opérations, font appelles cbynuques.Autres arts auxquels la chymie fournit desfecours eiïèntiels. La branche la plus cu-rieufe & la plus magique de la magie na-turelle , eft celle qui opéré fes prodigespar les agens, & fur les fujets chymiques.ibid. 33. a, b. Deux queftions très-impor-tantes examinées. i°. Jufqu’à quel pointchacun des arts chymiques peut-il être cor-rigé & perfectionné par la fcience de lachymie ? ^ a . Combien la fcience chymi-que peut-elle être avancée à fon tour parles connoiflances particulières puifées dansl’exercice de chacun de ces arts ? Utilitéde l’habitude & de l’expérience dans les'manœuvres de l’artifte. ibid. 34 .a , b. Lesphenomenes qui naifîent à chaque pas dansle travail, ouvrent au chymifte les fourcesde connoiflances les plus lumineufes & lesplus vaftes. Ce qui a fiât dire aux chymif-tes les plus fenfés, que le goût delà chymieefl une pafllonde fou. Les favans qui onte courage de braver les difficultés atta-chées à la chymie , méritent toute notrereçonnoifiànce.

Tome 1.

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Hijîoire de la Chymie. Il y a peu d’artsdont les commencemens foient plus obf-curs que celui dont nous traitons, ibid.3 L a, b. Recherches ridicules des anti-quaires chymiftes , pour trouver l’origine& montrer l’antiquité de l’art. Explicationde la fable de la toifon d’or & des argo-nautes , félon les chymiftes. Autres fablestournées en allégories par les mêmes au-teurs. ibid. 3 6 . 4 , b. Anciens myftenesdont les chymiftes conduits par les mêmesprincipes , auroient pu s’emparer. Expli-cation de la fable de Prométhée par lecélébré Blaife Vigenere. ibid. 37. a, b.Autres auteurs chymiftes qui ont cherchéles principes & les myfteres de l’art dansnos livres facrés. Ce qu’a écrit le chy-mifte Olaiis Borrichius fur l’antiquité dela chymie , dont il fait remonter l’originejufqu’aux tems qui ont précédé le déluge.ibid. _ 38. a , b. Autorités fur lefquellesBorrichius fe fonde , & qu’un auteurcélébré a réduites à leur jufte valeur. Selonle même chymifte , l’art de traiter les mé-taux a été infpiré par le fouffle immédiatde l’efprit de Dieu. ibid. 39. a , b. Senti-ment de Hecquet , oppofé à celui deBorrichius. Suite des opinions de ce der-nier , lur les prétendus monumens quiconftatent l’antiquité de la chymie. ibid.40. 4 , b. Dans tout ce qu’on vient de voirfur les recherches de Borrichius & autres ,il faut bien diftinguer les faits des indudions,le pofitif du raifonnement. Rien n’eft plusfaux que toute invention foit le réfultatd’une vraie fcience. Preuves de cette afler-tion. Faits & monumens qui conftatent,félon les hiftoriens chymiques , le renou-vellement , ou plutôt la naiflànce de lachymie, peu de tems après le déluge. Lamétallurgie a été exerc~e dans les temsles plus réculés. Preuves qui le démontrent.ibid. 41. 4 , b. Autres arts dépendans delàchymie, dont l’antiquité eft inconteftable.La connoiflànce des mordans en peintureçft très-ancienne : paflage de Pline à cefujet , fur une pratique des Egyptiens.Cependant nous ferons ici la réflexionque tous ces arts ne fuppofent pas lafcience. Quant à fart de tranfmuer lesmétaux ou l'alchymie , on peut le regardercomme ayant toujours été acompagno deBbbbb