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ÉVENTAIL. La coutume de porterdes éventails vient de l’Orient. Il n’y apas long-tems que les femmes européen-nes les portoient de peau. Elle en portentaujourd’hui en hiver auflï-bien qu’en été.Eventails d’ufage en Orient , en Italie &en Efpagne. XIII. 397. b. Pourquoi l’ondonne chez les Grecs un éventail aux dia-cres , dans la cérémonie de leur ordina-tion. Eventails , cheminées que les Perfanspratiquent pour donner de l’air à leurs ap-partenons. Defcription de ce qu’on appelle éventails en France. Les éventails fefont à double ou àfimple papier. Maniéréde les fabriquer. Par qui fe font les montu-res des évantails. Fabrique des éventailsmédiocres, ibid. 398. a, b.
Eventail. Bois d’éventail. V. 227. a.Fléchés d’éventail. XIV. 589. a. Maniérédéfaire les papiers d’éventail. XXIV. 478.
I. &c. Maniéré de les gaufrer. XV. 858. a.Différentes fortes d’ouvriers employés autravail des éventails. XXIV. 479. a.
Eventail , terme d’orfevre en groïTerie ,de jardinage, &d’émailîeur. XIIÏ. 399. a.
ÉVENTAIL. (Jardin.) Arbres fruitiersen éventail Veyezi ESPALIER. & Con-TR-’ ESPALIER.
EVENTAILLISTE. De la communau-té des maîtres éventailliftes à Paris. Con-teftation qu’il y eut anciennement entre lesdoreurs fur cuir , les marchands merciers& les peintres fur la fabrique & la ventedes éventails. Réglemens de la commu-nauté des éventailliftes. XIII. 399. a, b.
EVENTER ( ch a Je ) éventer la voie ,
éventer un piege. ibid. b.
E VE N T US , ( Bsnus) commenton repréfentoit ce dieu. XXX. 422. b.XXXII. 880. b.
EVÊQUE , (Hifl. eccl. & Jurifp. )deux lignifications de ce terme ; l’une ref-treinte & l’autre étendue. Etymologie dece mot. Ce que lignifie le mot é 7 Tt<rH. 07 S-<içchez les Grecs, & celui d’epifcopus chezles Latins ; d’où les chrétiens l’empruntè-rent enfuite pour défigner leurs gouver-neurs fpirituels. Ce nom fut appliqué par
J. C. à S. Pierre ; il l’a été à tous les prê-tres , & même aux laïcs peresde famille.Pourquoi les évêques font aufli appellésçrâinaires. Quels font les pouvoir, dignité
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& fondions d’un évêque. XIII. 400. a , b.But de l’établiflement des évêques dans lestems apoftoliqties. Dans les premiers fie-cles, c’étoit les évêques des villes voifinesqui en établifïbient de nouveaux dans cellesoù ils le jugeoient convenable. Commentfe font ces établiïïemens depuis huit ouneuf cens ans. Le pape eft le premier desévêques par l’inftimtion divine. Les diftinc-rions établies entre les autres évêques ,font de droit eccSéfiaftique. Les évêchésn’étoient confidérés dans les premiers temsque comme une charge très-pefante. Qua-lités que S. Paul defire dans un évêque.Pourquoi cet apôtre dit, qu’il ne doit êtremari que d’une feule femme. Devoir deshommes mariés qu’on élevoit à l’épifcopat.Peu-à-peu dans l’églife latine on ne choifitplus d’évêques qui fuftent actuellement ma-riés. Dans les églifes fchifmaciques , lesévêqnes & prêtres font mariés. Exemplesde prélats élus entre les laïcs. Conditionsrequifes par le concile de Trente pour l’é-pifcopat. Exemples d’évêques nommésétant encore fort jeunes, ibid. 401. a , b.Conditions requifes par le concordat. Dif-pofitions de l’ordonnance de Blois fur lanomination aux évêchés ; elles ne fontpoint exactement obfervées. On a toléréque les nonces du pape , reçuflent la pro-fèffion de foi du nommé à l’évêché , &fiflënt par rapport à lui les informations né-cefïàires ; ce qui a été enfuite défendu en1639. A l’égard des qualités que doit avoircelui qu’on élit pour évêque , l’ufage detoutes les églifes n’eftpasen tout femblableà celui de France : difpofitions du concile deTrente, des canons, du concordat , del’ordonnance de Blois relatives à cet objet.Dans les premiers fiecîes , les évêquesécoient élus parle clergé & parle peuple.ibid. 402, a , .Enfuite par un décret for-mel dans le huitième concile général tenuà Conftantinople en 869 , on n’admit plusaux élections que le clergé , & on défenditde recevoir ceux qui ne feraient nommésque par les empereurs ou par les rois. Dudroit de nommer aux évêchés dans le royau-me de France. Les rois de la première raceen difpofoient, à l’exclufion du peuple & duclergé. Dans le feptieme fiecle , les rois endifpofoient de même. Louis le débonnaire
rendis