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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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ces de leur imagination.-XIII. 733. a, b.Les fables philofophiques étoient mêmed’abord hiftoriques : & de-là font venuesles fables mixtes. Diverfes fources de lafable ; i°. la vanité ; 2 0 . le défaut de ca-ractères ou d’écriture ; 3 0 . la faufle élo-quence des orateurs & la vanité des hifto-riens ; 4 0 . les relations des voyageurs ;5 0 . les poètes, le théâtre, les fculpteurs& les peintres ; ibii. 734. a, b. 6 °. la plu-ralité ou l’unité des noms ; 7 0 . l’établiflè-ment des colonies & l’invention des arts ;8°. les cérémonies de la religion. Il n’ya pas lieu de croire que les poètes aienttiré de l’ancien teftament la matière d’au-cune de leurs fables ; 9 0 . l’ignorance del’hiftoire & de la chronologie ; io°. l’igno-rance de la phylique : vers de Boileaurapportés fur ce fujet. ibtd. 735. a , b.ii°. l’ignorance des langues, fur-toutde la phénicienne; n°. les mots équivo-ques de la langue grecque; 13 0 . la plu-part des fables des Grecs font venues d’E-gypte & de Phénicie ; 14 0 . l’ignorance dela navigation ; 15 0 . plufieurs fables tirentleur origine du prétendu commerce desdieux , imaginé à deiTein de fauver l’hon-neur des dames qui avoient eu des foi-blefles pour leurs amans, ibid. 736. a, b.î6°. prefque toutes les fables qui fe trou-vent dans Ovide, Hyginus & AntoniusLiberalis, ne font fondées que far desmaniérés de parler figurées & métapho-riques. Du tems auquel ont commencéles fables , & de la maniéré dont elles ferépandirent. Le fiecîe le plus fécond enfables & en héroï'fme, a été celui de laguerre de Troie. Combien la fable eft enufage dans nos difcours , nos écrits & lesproductions de nos arts. XIII. 737. a, b.

Fable. Origine des fables & de l’idolâ-trie. X. 504. b. Fables dont quelques his-toires anciennes fe trouvent chargées.XVII. {première e'dition) 55 b• b. {troi-fieme e'dition ) 576. b. De l’interprétationdes fables par le fens allégorique. XXX.748 b. Obfervations fur le fyftême fabu-leux employé dans la poéfie. XXXII. 310.

a. Des traditions fabuleufes. XXXIII. 815.

b. Foyez. MïTHOLOGI E. XXII. 650.*. — 653. a.

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nition donnée par la Mothe. Origine dela fable. Qui font ceux qu’on a regardéscomme les inventeurs de cette forte d’al-légorie. Il n’eft pas vrai que l’artifice dela fable confifte toujours à rendre les ani-maux les précepteurs des hommes. Obfer-vations fur le difcours que la Mothe a misà la tête de fes fables. D’où vient que lesfables les plus défeftueufes de la Fontaineont un charme & un intérêt, que n’ontpas les plus régulières de la Mothe. Qua-lités du ftyle de la fable. XIII. 738. a, b.Ce qu’on doit entendre par la naïveté dansla fable, effet qu’elle y produit. Originedes petits poèmes allégoriques, Le fuccèsconfiant & univerfel de la fable , vient dece que l’allégorie y ménage & flatte l’a-mour -propre. Cet art ne confifte que dansl’éloquence naïve, ibid. 739. a , b. Diffé-rens fymboles allégoriques fous lefquelsles poètes nous ont peints, pour ménageren nous cette répugnance que chacun fentà être corrigé par fon égal. C’eft au fagequi veut nous inftruire, à nous perfuaderpar une illufion paflagere, qu’il eft, nonpas au-deffus de nous, mais fi fort au-deffous, qu’on reçoive les vérités qui luiéchappent, comme autant de traits denaïveté fans conféquence. Tout ce quiconcourt à nous perfuader la fimplicité &la crédulité du poète, rend la fable plusintéreftante. Réflexion fur cette penfée deQuintilien, que les fables ont fur-tout dupouvoir fur les efprits bruts & ignorans.La beauté de cette forte d’allégorie eftd’être fimple & tranfparente. Quelle eft1 efpece d'illufion qui rend la fable fi fédui-fante. Caraétere des fables d’Efope, decelles dePhedre, & de celles delà Fon-taine. ibid. 740. a , b. En quoi confifte lecaraâere de naïveté de ce dernier. Diversexemples de cette naïveté. Défaut danslequel eft tombé la Mothe pour avoir l’airnaturel, La Fontaine a toujours le ftylede la chofe : il eft peut-être celui de tousles poètes , qui pafie d’un extrême à l’au-tre avec le plus de juftefïe & de rapidité.Détails fur les beautés renfermées dans fesfables, ibid. a, b. Le premier foin dufabulifte doit être de paroître perfuadé*le fécond de rendre fa perfuafion amufante,le troifierae de rendre cet amufement utile.

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