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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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file, depuis qu’elle en a favorifé l’expor-tation. ibid. 52. a , b. Le bon état de l’agri-culture dans les colonies angloifes, fur-tout dans la Penfylvanie, a contribué de-puis un tems à diminuer le prix de cettedenrée. Outre la liberté de la vente desgrains à l’étranger , il faut que le cultiva-teur ne foit pas inquiété par des impofi-tions arbitraires. Par rapport à la néceflitéde fournir à la milice , l’état de fermierpourroit avoir des privilèges de plus quel’état de métayer , fi le premier étoitbien connu. Le gouvernement ne peutdéterminer des perfonnes riches à l’état defermiers, que par une protedion décidée.Recherches fur le profit des beftiaux dansl’état actuel de l’agriculture en France.ib’d. 53. a, b. Par la grande culture onmettrait à profit les pâturages qui ferventen pure perte à nourrir quatre ou cinqmillions de bœufs, & qui occupent , pristous enfemble, au moins pendant fix ans ,les pâturages, qui pourraient fervir à éle-ver pour la boucherie quatre ou cinq au-tres millions de bœufs , lefquels produi-raient , en fuivant la méthode indiquéeici , 600 millions de plus tous les fixans. Ces pâturages pourraient la plupartêtre remis en culture ; alors le produit enferait beaucoup plus grand. Avantage plusconfidérable que préfenteroit les troupeauxde moutons, par i'accroifîement du pro-duit des laines & de la vente annuelle deces beftiaux. Dans les domaines cultivéspar des bœufs, il n’y a pas le tiers des trou-peaux qui pourraient y être nourris , fi cesterres étoient mieux cultivées. Calcul desprofits que procureraient ces troupeaux demoutons' augmentés autant qu’ils peuventl’être, ibid. 54. a , b. Les obfervationsqu’on vient de faire fur l’accroiflementdu produit des bœufs & des troupeaux,doivent s’étendre fur les chevaux , lesvaches, les veaux, les porcs, les volailles ,les vers à foie , &c. Ces richefles fe ré-pandraient fur tous les habitans , elles aug-menteraient la population, elles accroî-traient les revenus des propriétaires &ceux de l’état. Les frais de la culture n’enferaient guere plus confidérables, il fau-drait feulement de plus grands fonds pouren former l’établiffëment. C’eft sugouver-l'orne 1 IL

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nementà faire retourner dans la campagneces fonds que les grandes villes attirent àelles. Avantages qui réfuîteroient pour lecommerce de l’exécution du plan propofé.Autres avantages , la propagation & con«fervation des hommes , l’augmentationdes habitans de la campagne. Mifere dupayfan dans les provinces où la culture fefait avec des bœufs. Préjugé des habitansdes villes fur les caufes du dépériflementde l’agriculture, ibid. 55. a, b. Quand lepayfan laboure lui-même la terre, c’eftune preuve de fa mifere & de fon inutili-té. Occupation des payfans dans les pro-vinces riches où la culture eft bien entre-tenue. Bonheur de leur état. Quelles fontles caufes qui plongeant les payfans dansla mifere, leur font abandonner les cam-pagnes. Combien le travail du riche fer-mier eft plus profitable à tous égards quecelui du métayer. Maux infinis que caufentles manufadures & le commerce qui nefont entretenus que par le défordre du hixe.Quand une nation dépenfe par le luxe cequ’elle gagne par le commerce , il n’enrefaite qu’un mouvement d’argent, fansaugmentation de richeffes. Les produdionsde nos terres doivent être la matière pre-mière des manufadures & l’objet du com-merce. ibid. 56. a , b. Caufes qui attirentles hommes & les richefles dans les villes.Les hommes font attirés par l’intérêt & parla tranquillité ; qu’on procure ces avan-tages à la campagne , elle ne fera pasmoins peuplée à proportion que les villes.Prefque tout l’argent du royaume eft em-ployé à un commerce qui n’augmente pointles richefles de la nation. Si une partiede cet argent étoit diftribué à l’agricul-ture , elle procurerait des revenus bienplus confidérables. On peut aflujettir con-venablement fes produdions à la répar-tition des impofitions. Difficultés de faireexadement cette répartition. Pour aflù-jettir au moins à des réglés invariables! ces impofitions , il ne faudrait fe réglerque fur les effets vifibles. ibid. 57. 4 , b.'Comment cela devrait s’exécuter. Pré-cautions qu’il y aurait à prendre en réglantles impofitmns fur les commerces établisdans les villages. Les inconvéffiens aux-quels ces réglés ne pourraient obvie; , ne

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