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cede la congélation ; mais en fe gelantelles fe dilatent. Gaule de ce phénomène ;voyez Condensation. XV. 419. a, b.Le fer dansjes premiers inftans qu’il perd laliquidité qu’il avoit acquife par la fufion ,fe trouve dans le même cas que les liqueursaqueufes. Le froid lie les corps, & leurdonne de la confiftance. Les philofophesne font pas d’accord fur la nature du froid.Examen de la doctrine d’Ariftote & desPéripatéticiens fur ce fujer. Celle d’E-picure, de Lucrèce, & de Gaflendi. Selonla plupart des phyficiens modernes , lefroid en général n’eft qu’une moindrechaleur. Doctrine de s’Gravefande fur lefroid, ibld. 430. a , b. Cette maniéré dele concevoir comme une diminution dechaleur eft {impie , naturelle ; elle ne mul-tiplie point les principes fans ncceffité ;elle rend raifon des phénomènes. Pour lesexpliquer , elle n’a point recours à devaines fuppofitions ; la diminution de cha-leur, 3 t la force de cohéfion fuffifent à tout.Ce qu’on entend ici par force de cohéfion.Cette force eft fans ceff'eenoppofitiorvavecla chaleur Ce n’eft point précifément parle déiaut de chaleur, que les corps ferédui-fent à un moindre volume. C’eft la forcede cohéfion qui condenfe les corps. La cohé-fion eft d’autant plus forte, que la chaleureft plus affoiblie. C’eft ainfi qu’un fluidedevient une mafle folide , quand il eft privéd’une partie de fa chaleur. Explicationque donne Muïïchenbroeck de la caufede la congélation, ibid. 431 , a, b. D’oùvient, félon le même phyficien , l’augmen-tation du volume de l’eau glacée. Autreshypothefes pour l’explication de ce phéno-mène. Obfervations & expériences quiprouvent qu’un corps n’eft jugé froid , quequand il eft moins chaud que les parties denotre corps auxquelles il eft appliqué ; quoi-qu’à d’autres égards le degré de fa chaleurfoit confidérable. Les nuits froides de cer-tains pays fîtués dans la zone torride,feroientjugées fort tempérées dans d’autres climats.ibid. 432. a, b. Tous les autres effets dufroid s’expliquent avec la même facilité parla Ample notion d’une chaleur affoiblie.C’eft en vain qu’on auroit recours à des par-ties frigorifiques, dont l’exiftence , pour nezien dire de plus } . n’eft nullement prouvée.
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Les particules falines qui augmentent |lefroid de la neige ou de la glace pilée , nafont point frigorifiques dans le fens qu’onattache communément à ce terme. Ce qu’onentend par froid abfoîu. Il y a apparence-qu’il n’exifte point dans la nature. Des caufe»qui peuvent opérer le refroidiffèment descorps ; les unes font naturelles, les autresartificielles.
Caufes du froid naturel. C’efîdans l’atmo£phere que ce froid s’excite le plus prompte 4ment. Il peut pénétrer dans la terre jufqu’àla profondeur de 90 à 100 pies. ibid. 433.a y b. Voyez au mot Chaleur , les caufes dufroid en hiver. Caufes particulières & acci-dentelles qui fe mêlent à la caufe générale ;la fituation particulière des lieux ; caufes dufroid qu’on éprouve fur les montagnes. Lespays fitués vers le milieu des continens ,font plus froids que ceux qui font voifins dela mer ; la nature du terrein mérite une con-fidération particulière : quels font les ter-reins qui attirent le froid : i’aâion mêmedu foleil contribue au.froid fur des terreins-de cette efpece. ibid. 434. a, b. Il y a dansl’intérieur de la terre un fond de chaleur quin’eft point aüujetti à la viciftlmde des fai-fbns ; ainfi la terre doit pouffer hors d’elle-mêma des vapeurs chaudes , dont la quantitédoit varier à caufe des fréquens changemensqui arriventdans l’intérieur du globe. Toutce qui vient d’être dit, fert à rendre raifonde certains froids exceffifs très-peu propor-tionnés à la latitude des lieux où on leséprouve. Raifon pour laquelle les hiversfont plus rigoureux en Siléfie , entre les 5a& 60 degrés de latitude, que dans la plu-part des autres pays fitués entre les mêmesparallèles. Conjeâure de M. Halley , fur 1 er-eau fe du froid exceffif qu’on éprouve dansle nord-oueft de l’Amérique. Caufe dit.froid qui régné dans la partie méridionalede la Tartarie Chinoife ou Mofcovite ; decelui qui régné dans le Canada. Commentles vents contribuent à rafraîchir l’air.Caufe du froid du vent du nord dams notrehémifphere , ibid. 43 >. a , b. &de la chaleurdu vent du midi. On remarque fouvent enhiver que quand le vent parte fubitementdu fud au nord , un froid vif & piquantfùccede tout-à-coup à une aflez douce tem-pérature : quelle en eû la raifon. Le froid