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FUTUR. O'bfervations fur fufage dece mot. XV. 604. a , b.
FUTUR, (g -ramm.) On trouve danstoutes les langues différentes fortes defuturs. Dans les diverfes maniérés de coa*fidérer le terns , on s’eft particuliérementattaché à Penvifager comme abfolu , con-ditionnel & relatif. Mais par rapport aufutur, il n’y a que quelques langues quien aient de ces trois efpeces- Les Latinsont deux futurs, un abfolu & un relatif.ibid. b. Tableau des futurs relatifs pour lesvoix active & paflîve. Les huit futurs re-latifs qui fe trouvent dans ce tableau , nefe trouvent pas dans les tables ordinairesdes conjuga’fons ; mais c’eft: un abus. Autrefaute des grammairiens; c'en: d’avoir misparmi les tenus du fubjonéfif, un futur quiappartient certainement à l’indicatif Preu-ves alléguées par l’auteur pour montreraux méthodiftes que ce futur eft de l’in-dicatif; i°. on ne fe fert pas de ce futurlorfque le verbe eifl précédé d’une parti-cule qui régit le fubjonSif; 2°. ce temseft de l’indicatif , pnifqu’ii indique unemodification pofitive , déterminée & in-dépendante; ibid. éop a, b. 3 0 . ce temseft de la clafte des prétérits plutôt que decelle des futurs. L’erreur ici combattueprend fa fource dans les anciens gram-mairiens : exemples, tirés de Scaîiger &de Frifcien ; ibid. 606. a , b. & par imita-tion des latins, las grammairiens françoisont commis la même faute. C’eft un viceque d’appliquer la grammaire d’une langueà toute autre ïndiftinciement.
Des futurs français. Nous avons un futurabfolu & deux futurs relatifs , qui Mar-quent l’avenir avec un rapport fpécial aupréfent : nous appelions l’un,futur indéfini ,& l’autre , futur prochain. Je dois partireft un futur indéfini ; je vais partir eft unfutur prochain : ces auxiliaires , je dais, jevais , nous rendent le même fervice aufubjonâif: notre langue n’a aucune infle-xion deftinée primitivement à marquer dansce mode l’autre efpece de futur. Moyensdont elle fe fert pour cela. Il n’eft pointde langue qui n’ait de quelque maniérédes moyens propres à déterminer toutesles différentes vues de l’efprit dans î’ufagedes verbes, ibid, 607. a, b, II ne faut pas
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croire que l’ufage d’aucune langue refirei-gne exdufivement les futurs à leur defti-narion propre. Il y a des raifons de goût,&c. qui déterminent dans la maniéré deles employer. Quelquefois même l’iifagedonne au préfent, & au préteric le fensfutur, ibid. 60". a.
Futur , voyez Tems. Gblervation far leprétendu futur dufubjonâif. XXXI. 827. b.
FUTUR contingent , ( Métaphyf. ) cequi doit arriver, mais qui n’arrivera pasnéceftairement. Dans quel fens on peutdire que la non-exiftence des- futurs con-tingent n’implique pas contradiction. Rela-tivement au fyftême préfent de l'univers& à la prefcience du créateur , il n’y apoint de futur contingent. Les athées quiadmettent l’écernite & la neceftité dumonde, ne reconnoiftènt point ce futurcontingent. Selon les autres philosophesil y a des futurs cocringens , en ce queDieu pouvoir difpofer les chofes dans unordre tout différent de celui qu’il a choifi.XV. 608. b. L’efiftence des futurs con-tingens libres n’eft pas moins infaillibleque celle des futurs non-libres. On difputedans les écoles pour favoir fi deux propo-fitions de futur contingent, Pierre mourutdemain , Pierre ne mourra pas , font toutesdeux faillies ; ou fi l’une eft vraie , &l’autre faillie dans cette même hypothefé.Abfurdieé de cette qnefticn. ibid. 609.a , b. Voyez. CONTINGENT,
FUTÜRITION, ( Tbeolog. ) ce qu’onentend par ce mot. Queftions abfurdes furcette futurition , qui ont occupé les théo-giens. XV, 609. b.
FUYARDS, ( Art milit. ) voyez.Fuite. Le plus grand malheur qui puifTearriver à des troupes battues , c’eft de feretirer en foule en fuyant de tous côtés.XV. 609. b. En combattant vaillamment& en bon ordre, on perd beaucoup moinsde monde , qu’en prenant le parti de fuir.Lorfqu’une troupe eft en défordre , onne doit la pourfuivre qu’autant qu’il eftnéceflàire pour IMjnettre hors d’état de ferallier. Lapourfuite des fuyards peut êtrefufceptibie d’inconvénient , lorfqu’on s’yabandonne trop inconfidérement, fur-toutlorfqu’une aile ou une autre partie de l’ar-mée abattu celle de l’armée ennemie qui lui