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étrangère. Les gaftendiftes fuppofent aucontraire des corpufcules frigorifiques.Hypothefe de M. Mufchenbroek. Toutesles hyporhefes des phyficiens fe réduifentdans le fond aux deux premières. Réfle-xions fur ces hypothefes : l’auteur rejetteles particules frigorifiques, ibid. 1 65. a ,b. Explication des divers phénomènes quiont été rapportés ci-deftùs, ibid. 166. a ,b. &c.
2°. Des phénomènes de lu congélationrelativement a l’état & aux irconftanccsoù fe trouve l'eau qui fe gele. L’eau qu’ona fait bouillir ne gele pas plus prompte-ment que d’autre eau. Le mouvementtranilatif de l’eau augmentant en quelquemaniéré fa fluidité, apporte toujours duchangement à fa congélation. Pourquoi laSeine qu’on voit aftèz fouvent à Parisgeler d’un bord à l’autre dans des hiversmoins rudes que celui de 1709 > ne futpas totalement prife cette année-là. Lesrivières commencent à fe geler commeles autres eaux par la furface. Un grandvent rend la congélation plus difficile ;mais un petit vent fec eft toujours favora-ble à la formation de la glace, ibid. 167.a, b. Le repos fenfible, tant de la mafièd’eau qu’on expofe à la gelée, que de l’airqui touche immédiatement cette eau ,empêche que l’eau ne fe gele , quoiqu’elleait acquis un degré de froid fort fupérieurà celui qui naturellement lui fait perdrefa liquidité. Mais venant à fe geler enconféquence de l’agitation qu’on lui donne,elle fait monter le thermomètre au degréordinaire de la congélation. Conjecturesde l’auteur fur la caufe de ce phénomène.Obfervation à-peu-près femblable par rap-port à la cryftallifation.
3°. Des phénomènes de la glace lorf-qu'elle eft toute formée. Principaux carac-tères de la glace. Du degré précis de ladilatation qu’on obferve dans l’eau glacée.ibid. 168. a , b. Les bulles d’air venantà fe réunir à mefure que le froid aug-mente , & à former des globules plus con-fidérables, le reflort de cet air agit plusfortement fur la glace pour la dilater :d’où il fuit que le volume de la glace doitcontinuer à augmenter après qu’elle s’eftformée. La dureté de la glace furpafle
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celle du marbre & de plufieurs autrescorps connus. Cette dureté eft d’autantplus grande , qu’elle a été formée par unplus grand froid. Palais de glace confirmeà Pétersbourg durant le froid de 1740.Canons de glace Se mortiers à bombe conf-truits en même tems. Effet de l’explofîonde la poudre dans ces canons. Dans lagelée de 1683 , on alloit en carroflè furla Tamife, dont la glace n’avoit d’épaif-fçur que onze pouces. Divers degrés defroid que conçoit la glace , félon celui dumilieu qui l’environne, ibid. 16g. a, b.D’où vient que la glace eft communémentmoins tranfparente que l’eau. Les glacesdu Groenland font moins tranfparentesque les nôtres. La réfraélion de la glaceeft un peu moindre que celle de l’eau. Laglace eft fujette à s’évaporer très-forte-ment , & d’autant plus, que le froid eftplus violent. Explication que M. de Mairannous donne de ce phénomène. Pourquoiles liquides qui ne fe gelent point, s’éva-porent de même très - coniidérablementpendant les grands froids. Obfervation furla glace de l’huile d’olive.
4 °- Des phénomènes de la glace dans fafonte & du dégel. La glace fe fond à undegré de froid un peu moindre que celuiqui l’a produite, ibid. 170. a , b. Les corpsfolides dont la température eft au-deflousdu froid de la congélation , fondent laglace d’autant plus vite , qu’ils la touchenten un plus grand nombre de points. Laglace fond plus vice fur le cuivre que furaucun autre métal : la glace devient plutôtliquide dans l’eau que dans l’air , plutôtdans S’eau tiede que près du feu , & dans1 air fubtil, dans le vuioe que dans l’airgroffier. La glace fe fond plus lentementqu’elle ne s’eft formée. Principe fur lequeleft fondée l'invention des glacières. Onobferve des filets de glace lorfqu’eïle fedétruit, comme lorfqu’eile commence àfe former. La glace fe forme par les bordsdu vafe , & commence de même à fe dé-truire pa|/fes bords.
5 °. De la glace artificielle par le moyendes fels. Moyen d’avoir promptement aufort de l’été une glace artificielle, ibid .171.. a , b. Voyez, à l’article Froid cemoyen plus développé. On ne voit rien
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