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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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trer, prouvera combien la production desmatières de premier befoin, leur débit &leur confommarion intérefîent tous lesdiftérens états du royaume.Nous avons déjàexaminé l’étar de l’agriculture en France ,les deux fortes de culture qui y font enufage, leurs produits, la dégradation denotre agriculture, & les moyens de larétablir; voyez, FERMIERS, ibid. 434. a,b. Nous allons examiner le revenu que 45millions de feptiers de blé peuvent procu-rer au roi, conformément aux deux fortesde cultures qui les produifent,- nous exa-minerons ce qu’on en retire pour la dixme,le loyer des terres & le gain du cultiva-teur; nous comparerons enfuite ces reve-nus avec ceux que produirait le rétablifîè-ment parfait de notre agriculture, l’ex-portation étant permife.

Etat de la grande culture des grains. Lagrande culture eft actuellement bornée en-viron à fix millions d’arpens de terre. Cesfix millions entretiennent tous ies ans unefoie de deux millions enfemencés en blé;line foie de deux millions en avoine &autres grains de mars ; & une foie de deuxmillions en jachères pour l’année fuivante.Moyen de déterminer le prix commun dublé dans l’état aCtuel de '4 grande culture,lorfque l’exportation efl défendue, ibid.435. a, b. Ce prix commun de chaque fep-tier du blé, fe trouve être à 15 hv. 9 bProduit en entier de chaque arpent, en ycomprenant celui de la dixme, & la fe-rnence déduite, 84 liv. 1 6 f. Produit net,17 iiv. 8 f. De ces 17 liv. 8 f. il ne refîeou fermier de gain pour fubfifter, que3 liv. 9 f. 6 d. c’eft ce qui efl: ici démontré.ibid. 43 6. a, b. Calculs qui démontrent que3e fermier ne gagnant un peu que dansles mauvaifes années , il a intérêt qu’il n’yait pas beaucoup de blé. Valeur en argentdu produit de la foie de deux millionsd’arpens en blé, 169,907,795 liv. Diftri-bution de cette fomme entre la_taille, lespropriétaires . les fermiers , la dixme & lesFrais. Evaluation du produit des deux mil-lions d’arpens enfemencés en avoine , ouautres grains de mars. Produit de l’arpenten y ujontant la dixme , 16 liv. 10 f. Lesdeux millions d’arpens donnent, y compris la dixme 3 & foitflracuon faite de la

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femence, en argent, 33,330,333 liv. 7 f.Répartition de cette fomme entre lespropriétaires , la taille, les fermiers, ladixme & les frais. Total des produits de larécolte du blé & de l’avoine, traités parla grande culture: 203,000,000 liv. ibid.437- *,b.

Etat de la petite culture dés grains. Danscette culture, c’eft la terre elle-même quiavance tous les frais ; mais d’une maniéréfort onéreufe au propriétaire, & encoreplus à l’état. Voyez, l’article Fermier.Auffi les terres abandonnées à cette cul-ture ingrate font-elles peu reclierchées. Unarpent de terre qui fe vend dans ces pays-là30 ou 40 liv. vaudrait 2 ou 300 liv. dans desprovinces bien cultivées. Le propre revenude ces terres du fort au foible, eft de 20ou 30 fols par arpent. Etat d’une terre quiproduit, année commune, pour la part dupropriétaire, environ 3000 iiv. en blé, fe-mence prélevée, prefque tout en froment.ibid. 438. a , b. Il y en a 400 arpens enculture , dont 200 forment la foie de larécolte de chaque année. Les terres mé-diocres ne font guere louées que fur le piéde 15 fols l’arpent. Provinces du royaumequi ne font qu’en terres médiocres. Obfer-vation fur la culture du Languedoc, &fonproduit, ibid. 439. a , b. Caufes de la mau-vaife culture qui fe fait par les métayers& par l’ufage des bœufs. Dans ces pro-vinces , les payfans & manœuvriers ne fontpoint occupés, comme dans les pays degrande culture. Le blé y a peu de débit,faute de confommarion. La part de larécolte qui eft pour le métayer fuffit àpeine pour fa famille ; & quand la récolteeft mauvaife, il eft dans la difette. Lacherté du blé dans les mauvaifes années n’ydédommage donc point de fa non-valeurdans les bonnes années. Evaluation du blédans les provinces où les terres font trai-tées par la petite culture, 12 livres lefepcier, froment & feigle. Ce n’eft pasparce qu on laboure avec des bœufs quel’on tire un fi périt produit des terres ;mais parce que les propriétaires fe refufe-ront toujours aux dépens nicelfaires, tantque le commerce ne fera pas libre. Oneftime qu’il y a environ 3 0 millions d’ar-pens traités par la petite culture, divifés