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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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dits, & en plantes analogues aux gramens.Caractères qui les diflinguent. XVI. 488.a , b.

GRAMMAIRE, étymologie de cemot. XVI. 488. b. Une faine logique eflle fondement de la grammaire. Il doit yavoir des principes fondamentaux com-muns l toutes les langues. Aucun motne devient le figue d’une idée que parune convention tacite , mais libre. U y aune égale liberté fur le chou des moyensque l’on peut employer pour exprimer lacorrélation des mots , & celle de leursidées : mais les conventions une fois adop-tées , il faut s’y foamettre. La grammaireadmet donc deux fortes de principes ; lesuns d’une -vérité immuable & d’un ufageuniverfel , les autres d’une vérité hypo-thétique & dépendante de conventionslibres. Les premiers conftituent la gram-maire générale ; les autres font l’objetdes diverfes grammaires particulières. Dé-finition de ces deux différentes gram-maires. La première efl une fcience , lafécondé eül un art. ibid. 489. a , b. Malgrécette diflinâion , on ne fauroit féparerl’étude de l’une & de l’autre. C’efi pouravoir confondu ces deux grammaires , quele P. Buffier regarde comme un abus in-troduit par les grammairiens , de dire ,f ufage efl en ce point oppofe' à U gram-maire. L’ufage doit avoir toujours un rap-port néceffaire aux loix immuables de lagrammaire générale , quoiqu’il ne s'y con-forme pas toujours, quant à la lettre. Sil’on trouve donc que i’ufage d’une langueautorife quelque pratique contraire à quel-qu’un de ces principes fondamentaux , onpeut le dire fans abus. ibid. 490. a , b■ L’u-fage étant le produit du concours fortuitde tant de circonftances quelquefois très-difeordantes, comment pourroit-il fe fairequ’il s’accordât toujours avec les vues gé-nérales & fimnles de la nature? Diverfes■caufes des différences qui fe trouvent entredeux langues, ou dans une même langueexaminée en diîférens tems. ou en diffé-vens lieux. Rien n’efl plus aifé que de feméprendre fur le véritable ufage d’unelangue, foît vivante , foit morte. Com-ment on doit diffribuer la grammaire ,fort générale, foie .particulière. Toute la

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grammaire fe divife en deux parties gé-nérales , dont la première traite de laparole , c’efi fortholo . ie ; la fécondé traitede l’écriture , c’efi /’ orthographe, ibid. 491.a , b. Etymologie de ces mots. Le traitéde la parole fe partage en deux parties ,la lexicologie & la fyntaxe.

I. La lexicologie confidere le matériel,la valeur, & l’étymologie des mots; i°.le matériel des mots comprend leurs élé-mens & leur profodie. On dqnne le nomde figures aux divers changemens quiarrivent à la forme matérielle des mots ;2 0 . la lexicologie diftingue dans la valeurdes mots , le fens fondamental , le fensfpécifique , le fens accidentel ; ibid. 492.a , b. 3°. l’étude de l’étymologie peutavoir deux fins différentes ; l’une de fuivrel’analogie d’une langue pour fe mettre enétat d’y introduire des mots nouveauxfélon le befoin, l’autre de fixer le vérita-ble fens d’un mot établi.

II. Office de la fyntaxe. La fyntaxeexamine la matière & la forme d’unepropofition ; i°. la matière efl la totalitédes parties qui entrent dans fa compofi-tion ; elles font ou logiques ou gramma-ticales , ibid. 493. a , b. 2°. toutes lesréglés de la fyntaxe par rapport à la formedes propositions , fe rapportent à troischefs généraux ; la concordance, le ré-gime & la conftrudion. Les réglés fur laconcordance ont pour fondement un rap-port d’identité entre les objets qu’ellefait accorder. La concordance efl ordinai-rement d’un mot modificatif avec fonfubjeâif. Le premier fe rapporte au fé-cond , ou par oppofition ou par attribu-tion. Obfervarion fur l’ufage du régime.Différentes pratiques des langues pour ca-raâérifer le régime & les différentes efpe-ces de régime. On diftingue deux fortesde conflrudions ; l’une analytique & l’au-tre ufuelle. Obfervations fur ces deuxefoeces. ibid. 494. a. , A. La conftrudionufuelle efl fiimple ou figurée. Différenceentre les figures de conftrudion & lesfigures de mots. Ufage de la conflruâionanalytique. Quelles font les bornes pré-ci fe s de la grammaire par rapport a 1 or-thologîe. De f orthographe. La premièreécriture fut fymbolique : elle fut enfuits