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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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l’année 1690 , honorable au marquis deGrancey. Autre trait, de l’année 1359 3qui fait honneur à un feigneur de cenom XVI. 502. a , b.

GRAND , GRANDEUR , ( Gramm.& Litte'r. ) Grand , quiconque dans fonart paffè de loin les bornes ordinaires.On fe trompe moins dans les lignificationsde ce terme au phyfique qu’au moral. Quel-quefois le terme gros eft mis au phyfiquepour grand ; mais jamais au moral.Le grandhomme eft plus difficile à définir quele grand artifte. Il paroxt que ce titre n’eftle partage que du petit nombre d’hommesdont les vertus , les travaux & les fuccèsont éclaté. Grand tout court , exprimefeulement une dignité. Signification de cenom en Efpagne. Honneurs de la gran-dejfe accordés à plufieurs feigneurs parCharles - Quint. Officiers en France qua-lifiés de grands. Du titre ae grand-fei-gneur. XVI. 503. a , b. Différence entregrand & puiftànt. On a de la grandeurdans l’efprit, dans les fentimens, dans lesmaniérés , &c. Cette exprelfion n’eft pointemployée pour les hommes d’un rangmédiocre , mais pour ceux qui par leurétat font obligés à montrer de l’élévation.Trait de grandeur de la part d’un négo-ciant qui récit Charles-Quint dans famaifon. On donnoit autrefois le titre degrandeur aux hommes en dignité. La hau-teur eft fouvent prife pour de la gran-deur. ibid. ^04. a.

Grand , ftiblime. Différence entre cesmots. XXXI. 838. b.

Grand, ( Joachim le ) fa patrie, ou-vrages qu’il a publiés fur des matières depolitique. XX. 219. a.

GRANDS. ( Pbilof. APoral. Pol'iùq. )Les grands. On peut confidérer les grandsou par rapport aux mœurs de la fociété,ou par rapport à la conftitution politique.Par rapport aux moeurs , vjyez, COUR-TISAN, Gloire,Grandeur,Faste,Flatterie, Noblesse , &c. Dans ladémocratie , il n’y a de grands que lesmagiftrats , ou plutôt il n’y a de grandsque le peuple. Il eft de l’effence de cegouvernement , que les grandeurs foientéledrves & que perfonne n’en foit exclupar état. La moins mauvaife ariftocratie

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eft celle où l’autorité des grands fe fait lemoins fentir. De l’autorité des grands dan&l’ariftocratie.. Sagefie avec laquelle les no-bles de Venife ménagent l’obéiflànce dupeuple. XVL 5°4’ a 3 b. La liberté romain0ne put fouffrir l’autorité des grands. Larépublique n’eft une que dans le cas dudroit univerfel aux premières dignités. Lesmagiftrats une fois élus , il importe que lepeuple les refpede. Dans le gouvernementmonarchique , les grands exercent quel-quefois l’autorité , mais ne la poflèdentjamais. Les grands repréfentent le monar-que auprès du peuple, & le peuple auprèsdu monarque. Il eft auffi de l’effènce dugouvernement monarchique , que l’état nel'oit qu’un. Utilité des grands dans la mo-narchie. ibid. 50^. a , b. Il n’eft point à.craindre que 1 ambition des grands tende àl’ariftocratie. Le détordre le plus effroyablede la monarchie, c’eft que les grands parvien-nent à ufurper l’autorité qui leur eft confiée.Pouvoir que les grands pofiédoient autrefoisen France. Comment cette autorité desgrandsfut infènfiblement détruite.La qualitéde grand de la cour n’eft plus qu’une foibleimage de la qualité de grand du royaume :en quoi confifte ce titre de grand. Avan-tages que la deftt'üdion du gouvernementféodal a procurés à la France. Dans laconftitution préfente des chofes, il nousfemble que les grands font dans la mo-narchie françoife , ce qu’ils doivent êtredans toutes les monarchies de l’ur.ivers.ibid. 50 6 . a , b. Etat des grands dans legouvernement defpotique. Pour que la jus-tice régnât dans un tel gouvernement,il faudroit que les grands fidfent des dieux.ibid. 507. a. Voyez, Grandeur.

Grands. Caradere des mœurs des grands.VIII. 603. b. En quoi l’on Fait confifteraujourd’hui les devoirs des grands. X. 879.

a, b. Crédit que les grands devroient accor-der à un honnête homme. IX. 885. b.De la politefte des grands. XI. 964. b.Les gran Is font ennemis de la familiarité.XIII. 821. a. Du fafte qu’ils étalent, ibid. ,863. a. Faveur des grands, ibid. 888. a,

b. Infenfibilité des grands. XVIII. 829.a. Caufes qui les entretiennent dans l’oi-fiveté. XX. ^53. a, b. Caradere d’efpritque l’oifiveté leur fait contrader. ibid.