f*Q- . G R A
oni ce ; marque de fa charge ; for» rang' defsance dans les cours fouveraines. ibid.
Grand - Maître i’Artillerie ,{Hift.
7 notl. Art mi lit.) droit en France lechef fuprême de l’artillerie. En quoi con-fiftoièiii (os fonctions & pouvoirs. Quelsétoient fes privilèges. Geîto charge érigéepar Henri IV en charge de la couronne.Quelles éioient les marques de cette dignitédans les armes du grand-maître. Obferva-ti.ons fur Nuage' de donner au maître deFarciderie le titre de gr-'.nd. Ouvrage àconilsker.fur ce fujec. Sa fuppreîTion en17 î G ibid. b. &c.
Grand - Acquit r ( Comm.) X Vï.
SU- G
Grand-Chartre , (Hijt. d'Aïïg.)elle n’eft pas le fondement, mais une dé-claration des libertés de l’Angleterre. D'ansquel but ce corps de loix fut établi, ibid. b.
4 Grand -gosier. ( Omith. ) Defcrip-tlon de Fcifeau qui porte ce nom. Ufageauquel on prétend qu’on peut le dtelîër.Quelques-uns le nomment pelic.iu. ibid.
G R AN DEU R , { Philo f. Mathe'm. )Difficulté de bien définir ce mot. X V 1 .3 i^.b. Obfervations fur les définitions qu’endonnent les mathématiciens. L’auteur dé-finit la grandeur , ce qui eft compote departies. Grandeur abîlraite & grandeurconcrète. . Le tenrs & l’étendue font desgrandeurs. La grandeur eft l’objet des Ma-thématiques. ibid. ji6.a,b.
Grandeur , ( Mnthem. Alqéb. )v-iyex, Quantité.
Grandeur , ( optij.&Perfpsétiv.)de la grandeur apparente des objets. III.54 - a, k. &c. XL 83 . a. XXXVI. 160. 4.Nous ne pouvons juger par les fens de lagrandeur abfolue des corps. XXX. 70 . a.758. b. Comment l’ame apperçoit la gran-deur abfolue des objets vifibles. XXXV.573. a. Eftimation de la grandeur des objetspar la vue. XXXVI. 10 . b i^y.a ,b. 160. />.
Grandeur , ( Archit. ) biftinflionentre grandeur de maffe & grandeur dansla maniéré. XX. 990. b. &c.
Grandeur. ( Philof. Moule ) Lagrandeur peut être ou réelle ou Hr.fiitution.La grandeur d’ame eft la plus belle partiede la grandeur perfonnelle. Idée d’un grandhomme. Dans l’idée générale de grand
G R A
homme , le peuple ne manque jamais decomprendre les plus belles proportions ducorps. XVI. 516, b. D’ où vient cette pro-penfion que nous avons à mêler du phyfi-que au moral dans l’idée de grandeur.Quelle eft en général notre maniéré decalculer ôt de pefer la grandeur humaine.L’idée qu’on attache à la grandeur deRome elt formée d® toutes les caulès défitdécadence. Ceux qui ont eu l’efprit a fiezjufte pour r.e pas altérer par-tout cet alliagephyfique de l’idée morale de grandeur , ontcru duimoins pouvoir la reftreindre à quei-ques-unesdesqualites qu’elle embraflè. Jufteeftimation de la grandeur d’Alexandre , &de celle de Céfar. Deux exemples d hommesqui ont rempli dans toute fon étendue l’i-dée delà véritable grandeur, ibid. y 17. a,b.Grandeur factice ou d’injiitution , qui n’arien de commun avec la grandeur perfon-nelle. Ce terme fufceptible d’un doublefens au fingulier , n’a plus rien d’équivoqueau pluriel. Cependant un grand dans unétat tient la place d’un grand homme. Riende plus beau que de voir réunis le mériteavec la place. Un grand doit être auprès dupeuple l’homme de la cour , & à la courl’homme du peuple. Ces fondions demen-rdent ou un mérite recommandable ou unextérieur impofant. Que! doit être l’exté-rieur d’un grand. La dignité pofitive d’ungrand eft l’accord parfait de fes actions,de' fon langage , de fa conduite avec laplace qu’il occupe. On a fupplée à la dignitépar la décoration , & cet appareil a pro-duit fon effet & jetté le peuple dans l’iüu-fion. Mais lçs grands font quelquefois lespremiers à détruire cette iilufion par unehauteur révoltante. Le fage qui s’en ap-perçoit en fourit , quoiqu’il continue d’a-voir pour la grandeur les ménagemensqu’elle exige, ibid. 518. a y b. Mais tousceux qui ont la pénétration du fage , n’enont pas la modération. Un homme demérite élevé aux grandeurs , tâche de con-foler l’envie , & d’échapper à la malignité.Malhenreufément celui qui a le moins àprétendre , eft toujours celui qui exige leplus ; & c’eft ainfi que la plupart desgrands fe trahiftènt & nous détrompent.Qu’un grand qui a befoin d’en impofer à lamultitude , s’obferve donc avec les gens