H , ( Gramm. ) parmi les grammairiens ,les uns prétendent que cette lettre n’eftqu’un ligne d’afpiration, & les autres,qu’elle eft une confonne : examen de cettequeftion. XVI. .(première édition) 859.a, b. (troifieme e'dition) 863. a, b. Il eftraifonnable de partager les articulations& les confonnes , en autant de claft'es qu’ily a de parties mobiles qui peuvent procu-rer I’explofion aux Tons par leur mou-vement. De-là trois clafles de confonnes ;les labiales , les linguales & les gutturales.L’afpiraticn n’eft qu’une articulation gut-turale , & la lettre b qui eft le ligne, eftune confonne gutturale. Rapports ana-logiques de Tb avec les autres confonnes;i°. le nom épellatif de cette lettre em-prunte néceffairement le fecours de l’emuet ; 2 0 . Dans l’épellation , on fuftitueà cet e muet la voyelle néceftaire ; 3 0 .l’articulation gutturale précédé , commecelle de toute autre confonne , le fonqu’elle modifie ; ibid. ( première e'dition )
860. a, b. ( troifieme e'dition )% 6 <\. a, b.4 0 . les deux lettres f & b ont été em-ployées l’une pour l’autre. Les Latins ontauftl employé ® ou s pour h : origine &fondement de cette permutation. Réponfeaux deux otjedions fuivantes :
1. Objection. Ce ligne h ne marquantaucun fon particulier analogue au fon desautres confonnes, il ne doit être confidéréque comme un ligne d’afpiration.
2. Objection. Les Grecs ne Font jamais
regardé comme une confonne ; c’eft pourcela qu’ils ne Font point placé dans leuralphabet, &c .ibid. (première édition)
861. a y b. ( troifieme e'dition) 86$. a , b.Les Grecs eux-mêmes employèrent aucommencement le caradere H a la placede l’efprit rude qu’ils introduifirent plustard. Il n’eft pas vrai que les Grecs n’aientemployé que comme accent le caraderequ’ils ont fubftitué à b. Ce que la gratis
maire grecque nomme e{prit , fe trouvequelquefois fur les voyelles, & quelque-fois fur des confonnes. Ils ont même in-troduit dans leur alphabet des caractèresrepréfencatifs de l’union de cet efpric avecune confonne. ibid. ( premiers édition )
862, a , b. ( troifieme e'dition ) 866. a , b.La lettre b , a dans notre orthographedificrens ufages qu’il eft elfentiel d’obfer-ver. 1. Lorfqu’eîle eft feule avant unevoyelle dans la même fyilabe , elle eftafpirée ou muette. Si elle eft afpirée , elledonne au fon de la voyelle fuivant ■ cetteexplofion qui vient de l’augmentation dela force expulfive. Si elle eft muette ,elle n’indique aucune explofion ; elle eftpurement étymologique. Notre diftindiondes deux b répond à Fefprit rude & àFefprit doux des Grecs. Il femblej qu’il eûtété raifonnabie de fupprimer tout caraderemuet : du moins feroit-il à fouhaiter qu’oneût quelque réglé générale pour diftinguerles mots où Vh eft afpirée de ceux où elleeft muette. 2. Lorfque la lettre h eft pré-cédée d’une confonne , elle eft ou pure-ment étymologique, ou purement auxi-liaire , ou l’une & Fautre à la fois. Aprèsla confonne celle eft auxiliaire, lorfqu’aveccette confonne elle devient le type del’articulation forte dont nous repréfentonsla foible par j. ibid. ( première e'dition )
863. a , b. ( troifieme e'dition ) 867. a , b.Elfe eft étymologique dans plufieurs motsqui nous viennent du grec ou des languesorientales anciennes. Valeur de la lettreh après les lettres /, p, r & t. Conjedurefur l’origine du nom ache donné à la lettreh. ibid. ( première e'dition) 864. a , b.( troifieme e'dition ) 868. a , b.
H. Remarques fur Y b afpft'e. ITT. ( pre-mière édit. ) 653. d . ( trot fin me e'dit. ) 677. a.IX. 113. b. XX. 93. a , b. AÜinit j de la let-tre s avec l’afpiration de F/;. XXIX. 593. b.
H , ( Mufiq. ) les Allemands appellentle f naturel H , pour le diftinguer du f
bémol.