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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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ties qui fe font entendre l’une après l’autre.Des réglés de l’imitation. ibid.

Imitation muficalc. XXill. 898 . b- XIII.674- V ’> yez , Imitatif.

IMITATIVE, pbrafe. ( Grmim. Poéf. )Sons inarticulés par lefquels nous fuppléonsà la ftérilité de notre langue. Les écrivainslatins font remplis de phrafes imitatives ;mais nos poètes n’ont pas eu en cela lemémefaccès. Vers de Defpréaux cités com-me les meilleurs que nous connoillîons ence genre. XVIII. 390. a , b. Les. poètesanglois font plus fertiles en phrafes imitati-ves. Defcription du travail des cyclopes ,par Dryden. ibid. 397. a.

IMITER, Copier, Contrefaire.

( Syncn. ) IX. 281. a.

IMMACULÉ. ( Tbéolog. ) Quand ondonne le bonnet à un dodeur de Sorbon-ne , on lui fait jurer qu’il foutiendra l’im-maculée conception de la Vierge. Com-ment ce point de théologie eft confédéréen Sorbonne. Même engagement de lapart des ordres militaires d’Efpagne. Con-grégation de l’immaculée conception dansla plupart des couvens. XVIII. 391. a.

Immaculée conception de la fainte Vier-ge. Origine de ce dogme. XXXVI. 225. b.

. IMMANENT. ( Pbi/of. Théolog. ) Ac-tions diftinguées en immanentes & tranfi-toires. XVIII. 391. b.

IMMATERIALISME , fpiritualité.

( Métapbyf. ) Les anciens n’ont eu aucuneteinture de fpiritualité. Encore aujourd’huià la Chine , on ne connoit point de fubf-t2nce fpiritue'le. Ce que les Grecs & lesRomains entendoient par le mot efprit.XVIII. 391. b. Les premiers peres de l’é-glife ont fait Dieu corporel. Ceux des an-ciens, qui n’ont reconnu aucune divinité ,ne fe font pas moins fervis du mot efprit ,ce qui montre qu’ils n’entendoient pointpar-là un être purement intelledueî. Ceque les philofophes entendoient par l’amedu monde. Définition du dieu des ftoï-ciens. Idée que Plutarque avoit de Tef-prit. Celle que Platon en avoit conçue d’a-près Tiroée de Locre. Aid. 392. a , b.Pourquoi Cicéron , en examinant les fyf-têmes des difïerens philofophes fur l’exif-tence de Dieu , rejette celui de Platoncomme inintelligible. Dodrine de Platon

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fur la nature de Dieu & l’origine du mon-de. Réflexions de M. Bayle fur cette doc-trine. ibid. 393. a , b. Les queftions quiroulent fur Teffence de l’efprlt, font fidéliées , fi abftràites , que rien n’eft fi fa-cile & fi pardonnable que de s’y mépren-dre. Déférence trop foumife des anciensdodeurs de Téglife pour les fyftêmes re-çus. Sentiment d’Origene fur la nature dal’efp rit, celle de Dieu , des anges & de l’amshumaine. Tertullien s’efi expliqué encoreplus clairement qu’Origene fur la corpo-reité de Dieu & des autres efprits. ibid.394 - &■> b. Origine de fa dodrine fur cetobjet.. Comment les fcholaftiques préten-dent juftifier ce dodeur. Sentiment de S.Juftm. Celui de Tari en , ibid. 39V a > b.de S. Cl ément d’Alexandrie , de Ladan-ce. Idées d’Arnobe , de S. HiJai re , de S.Grégoire de Nazianze , de S. Grégoire deNice , de S. Ambroife , de Caffien & deJean de Theffalo nique, fur la fpiritualité.Les Grecs modernes ont été à-peu-prèsdans les mêmes idées que les anciens. Com-ment M. de Beaufobre en parle dans fonhiftoire du mamchéifme. ibid. 396. a , b.Conteftation qui s’éleva dans le quator-zième fiecle entre Grégoire Palamas &Barlaam, fur la nature de la lumière quiavoit éclaté fur la perfonne de Jefus-Chriftdans fa transfiguration. La décifion duconcile de Conflantinople tenu au fujetde cette conteftation , prouve que lesGrecs regardoient l’effence divine commecorporelle. Il paroît qu’on peut fixer dansle fiecle de faint Auguftin la connoiflàncsde la pure fpiritualité. Circonftances quicontribuèrent au développement des vé-ritables notions fur la nature de Dieu.S. Auguftin nous apprend qu’il n’avoit étéretenu dans le manichéifme , que par lapeine qu’il avoit à comprendre la pure{piritualité de Dieu. ibid. 397. a ,, b. Dansla fuite, il raifonna encore en matérialiftefur les fubftances fpirituelles. Ce qu’ilpenfe lui-même du livre qu’il avoit écritîur l’immortalité de l’ame. La connoiflancede la pure fpiritualité obfcurcie peu detems après S. Auguftin. M. Bayle fe plaintde ce que les philofophes & les théolo-giens de fon tems enfeignoiènt fur la na-ture de Dieu & fur celle des efprits une