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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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410 MAL

MAL ,le , ( Méttphyfîq. ) tout ce quieft oppofé au bien pliyhque ou moral. Ou-vrage anglois dont on a tiré ce qui fuit ;i°. toutes les créatures font néceflâire-ment imparfaites ; 2°. l’égalité de perfec-tion dans les créatures eft impoïïible -, 3°.la création des êtres les moins parfaits eftdigne de la fageflè &c de la bonté divine ;4°. certains maux , tels que la génération,la corruption, &c. peuvent avoir lieu par-mi les œuvres d’un Dieu fage 5 c bon ; 5 0 .il n’eft pas incompatible avec les perfec-tions de Dieu d’avoir aflujetti des efpritsà des corps organifés • XX. 851. a , b. 6 °.les maux qui découlent de cette union del’ame à la matière juftifiés ; 7°. plus unêtre a de facultés , pius le bonheur dont ilcil fufceptible eft grand ; 8°. moins unagent dépend des objets hors de lui, plusil fe fuffit à lui-même , plus il eft parfait.9 0 . un tel agent peut fe propofer une fin,fe complaire dans fa recherche , quoi-qu’elle pût lui être parfaitement indiffé-rente avant qu’il fe la fut propofée; io°.il eft impoffibie que toutes chofes convien-nent à tous les êtres ; ibid. 8^2. a , b.ii°. les agens dont on a parlé, peuventexercer leurs facultés à leur préjudice ou àcelui des autres 12 0 . il doit y avoir di-vers ordres & par conféquent divers de-grés de bonheur parmi les êtres intelligens.Mais fi un être fupérieur choifit libre-ment des chofes qui le rendent digned’être dégradé , Dieu fembleroit être in-jufte envers ceux d’un ordre inférieur, qui-par un bon ufage de leur liberté font pro-pres à un état plus élevé, s’il leur refu-foit le libre ufage de leur choix ; 13 0 . Tou-tes fortes de maux peuvent avoir lieu dansun monde créé par un être fage, bon &puiffant ; 14 0 . nos jugemens fur la beau-té , l’ordre & la bonté de l’univers, nepeuvent qu’être très-fouvent faux. ibid.853. 4, b. Examen de la quellion; s'ily a plus de bien moral que de mal fur laterre. L’auteur prend l’affirmative. Obfer-vations fur ce fujet. i°. On trouve, peud’hommes inacceffibles à quelque pitié. 2°.Un grand crime fait plus d’éclat que centbonnes aéfions. 3 0 . Bien des chofes paroif-fent très-criminelles à ceux qui ignorentles vues de celui qui ag:’t_4 0 . Plufieurs ac-

M A L

tions blâmables fe font fans que ceux quiles commettent fâchent qu’elles font telles.ibid. 854. a , b. 5°. De petits foupçonsfont fouvent regarder comme criminelsdes gens qui ne le font point. 6°. Nousdevons diftinguer entre les actions quiviennent d’une malice préméditée & cellesqui font l’effet d’un défordre dans l’efpricou dans les pallions.7°. La confervation 5 cl’accroiffement du genre humain eft unepreuve qu’il y a plus de bien que de mal.Il peut y avoir dix mille fois plus debien que de mal dans tout l’univers, quandmême il n’y auroit abfolument aucun bienfur cette terre que nous habitons, ibid.85^. a, b. Auteurs à confulter fur la pro-portion entre la bien 5 c le mal qu’il y adans le monde. Obfervations lur la ma-niéré dont Bayle a combattu le fyftême.qui vient d’être expofé. ibid. 856. a.

MaI. Des biens & des maux , voyez.Bien. Quatre fortes de maux dont notrevie efttraverfée. XXIV. 989. a. Recher-ches fur l’origine du mal. XIII. 872. a , b.Platon attribue la caufe du mal à la ma-tière qu’il croit éternelle. IX. 8 66 . a. Sesdifciples, pour rendre raifon de l’originedu mal, imaginèrent les mauvais démons,X. 676. a. d’autres ont imaginé le deftin.ibid. 5^. a. Voyez fur ce fujet l’articleManichéisme. Doârine desfociniensfurl’origine du mal. XXXV. 671. a , b. 685. a ,b. 68 6 . a. Voyez auffi les articles de chaqueefpece de philofophie.

Mal , ( M/dec.) différentes acceptionsde ce mot. XX. 856. a.

MaI pcdhuUlre. Comment les Grecsappellent cette maladie. Ses fymptômes.Comment Serenus entreprend de montrerl’utilité de la préfence des animaux quiconftituent le mal pédiculaire. Réfutationde cette idée par Mercuriel. XX. 856. b.Des différentes efpeces de mal pédiculaire,.Caufes de ce mal. Quoique cette maladiefoit plutôt honteufe que dangereufe , il ya eu certains cas, où les personnes qui enétoient attaquées , en font mortes. Cura-tion de cette maladie, ibid. 857. a , b..Voyez PÉDIC.ULAIP.E.

Mal de dents. Divers remedes contreles maux de dents provenant d’une humeurâcre qui fe jette fur les gencives. Des.