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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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emploie pour pein ire les mœurs d’Orefle.Il faut que les mœurs foient convenables.Mœurs nationales qu’il faut bien cara&é-rifer dans le poëme dramatique. Confeilsde Defpréaux fur ce fujer. Magnificencede fentimens que Corneille met dans labouche de Cornëlie , Iorfqu’il la place vis-à-vis de Céfar. XXII. 46. 4 , b. On n’in-troduit point des mœurs comme des mo-des , 5e il n’eft point permis de rappro-cher les caractères , comme on peut fairele cérémonial 5 e certaines bienféan ces. ibid-47. a . f r oyez, POEME DRAMA.TIQUE.

MŒURS , ( Belles Leur. ) En quoi con-fident les mœurs poétiques. Trois objetsd’étude que doit fe propofer celui quiveut pein ire les mœurs ; bavoir , la na-ture , l’habitude 5 e la paffion. Commentle poëte peut étudier la nature , même aufein de la fociété. XXII. 47. a , b. Etudequ’il doit faire des effets du climat 6e desdifiérens âges de la vie far les mœurs. Del’influence de l’habitude, ibid. 48. a , b.La meilleure maniéré d’étudier les mœurs ,ç’eft d’obferyer les hommes en fociété,de les voir agir , de vivre dans le mon-de. La différence la plus marquée dans lesmœurs fociales, eft celle qui diftingue lescaraéieres des deux fexes. Quel eft ie fonddes mœurs du lëxele plus foible. Caractè-res des mœurs qui diftinguent le fexe leplus fort, D.fférences des mœurs des peu-les félon leurs occupations, ibid. 49. a-,

. Différence entre le peuple des cam-pagnes & celui des villes. Influence desconditions de la vie fur les mœurs. Iné-puifable variété qui réfulte de la combi-raifon des mœurs avec les divers accidens,les différentes circonftances de l’aétion dra-matique; de la combinaifon des paillonsavec les divers caraéteres. Contraires quien naiflent. C’eft dans la Angularité fur-prenante de ce s contraftes, que confifte lemerveilleux naturel qui convient à l’épo-pée & à la tragédie. Ce même merveil-leux confifte auffi à contrarier les mœursgénérales par les mœurs perfonnelles. ibid.jo. a , h. En quoi confiée la vérité del’imitation dans cette forte de merveil-leux. Art du poëte comique dans fa ma-nière de renchérir fur la nature, fans for-jtir de b vraifembjançe. Méthode que fui-

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volt Moliere pour faire reffortir les ca-ractères ibid, çi. a , b. Examen des fen-timens de deux auteurs , Brumoi & Ra-pin , fur l'art avec lequel les principauxpoètes comiques ont imité les ma us.Obfervations relatives à la bonté & à lavérité des mœurs. On diltingue dans lesmœurs , les qualités , les inclinations 6çles afïeétions de l’ame. Deux fortes decaraéteres dans le poëme dramatique ; lesuns deftinés à inrérelîer pour eux-mêmes,les autres à rendre ceux- là plus intéref-fans. En quoi confifte la bonté des mœursthéâtrales, ibid. jz. a, b. Quelle eft cettebonté de mœurs dans le perfonnage inté-reiiant. Ce pe fonnagç peut être coupa-hîe , mais non pas vicieux. Il faut pour ceteffet donner à fa paffion le plus haut de-gré de chaleur & de force , 5 c enfuite lafaire agir dans fon accès, ibid. b.

Degrés d’intérêt que peuvent donner lesdifférentes efpeces de paffions. Celles qu’a-niment les fentimens les plus chers à l’hu-manité nous intéreffent par leurs caufes ,oc leurs excès meme trouvent grâce à nos.yeux : ce font auffi celles dont il eft be-foin que les exemples nous garantiffènt,Il réfulte donc de ce qui précédé , que laplus théâtrale de toutes les paffions, la plusterrible 5 c la plus touchante par elle-même,c’eft l’amour, ibid. 54. 4b. Des mœurs del’épopée. Paffions qu’elle doit employer.Différons fentimens du Taffe 5 c de Gra-vina fur les mœurs du poëme épique, ibid,55, a , b. Le poëte doit prendre desca-raâeres fimples , des mœurs homogènes ,une feule paffion , une feule vertu, un na-turel bien décidé , bien affermi par l’ha-bitude 5 c analogue au (intiment dont ilfera le plus affefté. Réglés fur les conve-nances relatives au fexe , à l’âge , à l’état8c à la qualité des perfonnes. iüid. 56. 4 ,b. Qualités naturelles 5 c corr îacives, aux-quelles il eft important d’avoir égard dansla peinture des mœurs, ibid. 57 .b. Pour-quoi les mœurs les plus favorables à lapoéfie , font en général celles qui s’éloi-gnent le moins de la nature. Par rapport 2l’épopée, il n’y a de mœurs bien intéref-fantes que les mœurs paffionnées. Intérêtque nous infpirent certains romans par 18Pathétique qu’ils renferment, ibid. 58. a,b ;

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