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[Tome cinquième. - Tome sixième.]
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minés par des réglés. XXIX. 183. a, b.

Rhythme, (Mufiq. ) Ariftide Qnin-til ien diftingue trois efpeces de rhythmes.XXIX. 183. b. Explication de ce que lesanciens entendoient par rhythme dans lamufique& dans la poéfie. ibid. 184. a , b.Selon Voffius, le langage moderne eft peupropre pour la mufiqoe, & notre poéfien’a aucun rhythme véritable, ibid. 185. a.

Rhythme , des lignes que les anciensavoient pour le rhythme. I. 764. a. Desmoyens d'expreffion que fournit le rhyth-me. XIII. fyz.b.

Rhythme. Le rhythme eft en mufique ,ce que la mefure des vers eft en poéfie.La beauté proprement dite de la mufiqueattribuée au rhythme. Deux differentesfources d’où le chant tire fa force efthéti-que , favoir , les fons & le rhythme.Pour juger de la nature & de l’effet durhythme, l’auteur le confidere féparé desagrémens que la mufique tire de la di-verfité des fons , & il examine commentune fuite de fons fembîables , tels , parexemple , que ceux des coups de tam-bours , peut devenir agréable , & obtenirun caraciere moral ou paffionné. XXIX.385. a, b. Le commencement du rhyth-me fe trouvera dans le retour régulier desmêmes coups : le rhythme le plus fimplede tous , ne produit rien qu'un degrétrès-foible d’attention. Si enfuite on faitfuccéder un coup fort à un foible , là com-mencera ce qu’on appelle mefure enmufique : on y trouve une double unifor-mité , & le premier degré de change-ment. Les divers changemens qu’on peutfaire enfuite dans la mefure , rendrontnon-feulement l’ordre des coups plus va-riés y mais lui donneront aufti un caraélere.Ainfi , une fuite de fons indifférens eneux-mêmes , pourra devenir agréable,uniquement par l’ordre de leur fucceffion.i'id. 186. a , b. Le rhythme n’eft doncautre chofe que la divifion de cette fuitede fons en membres d’égale grandeur 3membres qui ne doivent pas être unique-ment arbitraires^, mais fe diftinguer parquelque chofe qu’on fente réellement. Ori-gine & diftinétion des differentes efpecesde rhythmes fimples , & de rhythmescompofés, Origine de la mefure à deux

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tems, à trois tems, Sic. DifTérentés eft»peces de rhythmes dans la même mefure.ibid. 187.4 , b. Détails fur la formationdes rhythmes compofés. .

De Rorigine & des effets du rhythme. Lespeuples à demi fauvages , obfervent lerhythme dans leurs danfes , & tout lemonde mêle du rhythme dans plufieursoccupations , ce qui montre qu’il eft fon J éfur un fentiment naturel. Remarquons ce-pendant que nous ne demandons aucunrhythme dans une fuite d’objets, qui pareux-mêmes , ont de la variété, du chan-gement , & entretiennent par-là notreactivité. ibid. 188. a , b. Dans nos occu-pations , tant que notre ouvrage nousfournit quelque objet nouveau, nos for-ces n’ont pas befoin d’être excitées pardes forces étrangères. Donc nous ne dé-lirons le rhythme , que lorfque nouséprouvons des lentimens continuellementuniformes. Pourquoi tous les peuples fefont avifés de donner un rhythme auxpoèmes * quoique déjà variés par les cho-fes qu’ils contiennent. Vrai fentiment furlequel repofe l’effet du rhythme. La répé-tition continuelle d’une même impreffion,a feule la force d’entretenir un même fen-timent pendant un certain tems. ibid.189. a , b. Recherche fur la caufe dupouvoir étonnant du rhythme, & de lapropriété qu’il a de diminuer la peined’un travail continuel & uniforme , &d'entretenir & augmenter graduellementles fentimens. Ibid. 190. a , b. Commenton pourroit par le rhythme donner à unefuite de fons indifférens en eux-mêmes,la nature d’undifcours moral ou paffionné.ibid. 191. a , b.

Expofition de quelques principes fur l’Artde bien obferver le rhythme, & de R*(fortiraux différens caractères de comportions. i°.Des fentimens doux , tranquilles & con-tinus , demandent un rhythme léger ,facile à faifir , & qui refte toujours lemême. z Q . Dans les pièces qui doiventexprimer des fentimens qui changent,il faut auffichoifir un rhythme plus varié.3 0 . On peut encore plus s’écarter de la ré-gularité , lorfque le fentiment a quelquechofe de contradiftoire & de particulier.ibid. * 3 b. 4 0 . Dans les cas extraor-