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[Tome cinquième. - Tome sixième.]
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(fn côntraîres à la modeftie. 6 °. Enfin lestropes enrichiffent une langue , en multi-pliant l’ufage d'un même mot. Examende la queftion , fi les tropes ont été inventéspar néceffité, à caiife du défaut & de ladifette des mots propres. Les mots , ditLocke, qu’on emploie pour fignifier desaâions & des notions tout-a-fait éloignéesdes fens, tirent leur origine de ces mêmesidées fenfibbs ,d’où ils lont tranfmis à desLignifications plus abdrufes pour exprimerdes idées qui ne tombent point fous lesfens. Exemples, ibid. 303. a , b. &c. IIn’eft pas poffible dans aucune langue , deciter aucun terme moral dont la racine nefoit phyfique. ibid. 304. b. &c. La vivacitéavec laquelle nous reffentons ce que nousvoulons exprimer excite en nous ces images,dont nous nous fervons enfuite pour met-tre comme fous les yeux des autres ce quenous voulons leur faire entendre; & en-fuite les rhéteurs ont établi leur art furce langage des hommes. Erreur de Cicéron& de Quintilien fur l’étymologie du motgemma, ibid. 305. b.

III. De la maniéré de faire ufage des tro-pes. Les tropes doivent fur - tout avoir deuxqualités. i°. Il faut qu’ils foient clairs , &faffent entendre ce qu’on veut dire. Pourcet effet, il faut qu’ils ne foient pas tirésde trop loin , que l’idée du trope foie liéeavec celle du mot propre , & enfin quePufage n’en foit pas trop fréquent, ibid.30 6 . a , b. 2°. Il faut que les tropes foientproportionnés à l’idée qu’ils doivent réveil-ler. Exemples de tropes vicieux en cegenre. Ceux qui cherchent trop l’ornementdans le difeours, tombent fouvent dansce défaut fans s’en appercevoir. Chaquefiecîe a pu avoir fes critiques & fon dic-tionnaire néologique. Dans les écrivainsmême du fiecie de Jules-Cefar & d’Àu-guffe, vous trouvez quelquefois des exem-ples d’une affè&ation puérile dans le lan-gage , & d’un fryle frivole & recherché.ibid. 307. a, b. 308. a.

Trope , figure de mots. XIV. 464. b.&c. Traité des tropes par M. du Marfais.XXXVI. 3Sr. 3^2. Sur les tropes, voyez.Appropriation.

TPvOPHÉE, ( Architecl.) origine desri'ophées, dont on a fait enfuite des or- ‘

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nemens d’architedure. Trophées ifolés.Trophées en bas relief. Trophée de marine,de mufique , des feiences , trophée rufti-que. Etymologie du mot trophe'e. XXXIV.308. a , b.

Trophée , ( Antiq. grecq. & rom. )un trophée n’étoit dans fon origine qu’untrône de chêne , dreffe & revêtu desdépouilles des ennemis vaincus. Cet ufagafut commun aux Grecs & aux Romains.ibid. 308. b. Les trophées portoient d’ordi-naires les noms des peuples vaincus , ils femultiplioient même félon le nombre de cespeuples vaincus par le général. Le nom grecou qui porte des trophées , donnéen premier lieu aux dieux , fut enfuiteconfacré aux empereurs. Les Grecs avoientcoutume de drefier leurs trophées au lieumême de la bataille & de la défaite desennemis. Les Romains ne fe contentèrentpas de cet honneur ; ils firent porter cestrophées en triomphe. Enfuite ils les dref-!foient dans les places publiques & fur lecapitole, & les confacroient à leurs dieux.Les généraux ornoient aufli les veftibubsde leurs maifons, des armes ou autres dé-pouilles des ennemis vaincus. Médaillesromaines où font reprefentés des trophées.ibid. 309. a , b. Simplicité des premierstrophées. Comment ils ontétéenfuite ornés& embellis. Le but des trophées étoit deles drefier comme des montimens dura-bles des vidoires remportées fur lesennemis. Ils devinrent aufli des typesde monnoies ou de bas-reliefs. Et enfinon fit en métal ou en marbre des figuresde trophées ifolés & pofés fur une bafe.Trophée qu’Enée éleva après avoir tuéMézence. ibid. 310. a, b. L’infcriptiorr-des trophées étoit fimple , noble & mo-dale, Les premiers trophées n’étant faitsd’aucune matière durable , périfloientbientôt , & on s’étoit fait une loi de neles point réparer. Paufanias nous apprendque ce n’étoit pas la coutume des Macé-doniens d’ériger des trophées après leurvîdoire. Les Romains obferverent lorm-tems la même modération à l’égard despeuples qu’ils avoient vaincus. Le premiertrophée dreffé dans Rome , fut celui quedreffa C. Flaminius l’an Ç30 après avoirvaincu les Infubriens. Autres trophées quiP p p ij