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1 (1768) Theologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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XLti ' ELOGE DÉT-M. LEIBNIZ*

de pensées , de désirs, de volontés. Un corps qui n’est qu’unemachine, doit avoir par lui-mème une certaine suite de mou-vemens , qui seront determines par la combinaison de sadisposition machinale avec les imprefltons des corps extérieurs.S’il se trouve une ame & un corps tels que tome la suitedes volontés de lame dune part, & de l’autre tome la suitedes mouvemens du corps se répondent exactement, Se quedans l’instant, par exemple, que farne voudra aller dans unHeu? les deux pieds du corps se meuvent machinalement dece cóté-là , cette ame 6c ce corps auront un rapport, nonpar une action réelle de l’un sur l’autre, mais par la cortespondance perpetuale des actions séparées de l’un &. de l’au-tre. Dieu aura mis ensemble farne 6t le corps qui avoiententr’eux cette correspondance antérieure à lem union, cetteharmonle préétabìie. Et il en faut dire autant de tom ce qu’ily a jamais eu > òc de tom ce qu’il y aura jamais d’ames Le decorps unis.

Ce syftème donne une merveilleuse idee de l’intelligenceinfime du Créateur ; mais peut-ètre cela meme le rend-il tropsublime pour nous. Il a toujours pleinement contente fon au-rem , cependant il n’a pas fait jusqu’ici, & il ne paroît pasdevoir faire la mème fortune que celui de Defcartes. Si tousles deux succomboient aux objections , il faudroit > ce quiferoit bien pénible pour les Philosophes, qu’ils renontjaiTentà se tourmenter davantage sur l’union de farne &c du corps.M. Defcartes óc M. Leibniz les juiUfieroient de n’en plus che»cher le secret.

M. Leibniz avoit encore sur la Métaphyfique beaucoup d’au-tres pensées particuliéres. Il croyoit, par exemple , qu’il ya par - tom des subfiances fimples, qu’il appelloit Monades o uUnités, qui som les vies , les arnys , les esprits qui peuventdire Moi , qui selon le lieu oh elles som re^oivent • des im-prelfions de tour l’univers , mais confuses à cause de lemmultitude ; ou qui, pour employer à peu près ses proprestermes , som des miroirs sur lesquels tom l’Univers rayonneO ' !ti , selon

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