PAR M. DE FONTENELLE. xun
selon qu’ils lui sont exposés. Par là il expliquoit les percep-tions : Une monade est d’autant plus parfaite, qu’elle a desperceptions plus distinctes. Les monades qui sont des ameshumaines ne sont pas seulement des miroirs de l’univers descreature», mais des miroirs ou images de Dieu mème ; 5ccomme en vertu de la raifon & des vérités éternelles ellesentrent en une espèce de societé avec lui, elles deviennentmembres de la cité de Dieu. Mais c’est faire tort à ces for-tes d’idées, que d’en détacher quelques-unes de tout le fy-stème, Se d’en rompre le précieux enchaînement, qui leséclaircit 6c les sorride. Ainsi nous n’en dirons pas davanta-ge, 6t peut-etre ce peu que nous avons dit est-il de trop,parce qu’il n’est pas le tout.
On trouvera un aslèz grand détail de la métaphysique de .M. Leìbniz dans un livre imprimé à Londres en 1717. C’estune dispute commencée en 1715. entre lui 6c le fameux M.Clarke , Se qui n’a été terminée que par la mort de M. Leib~nìz. Il s’agit entr’eux de l’espace 6t du temps, du vuide 6cdes atomes , du naturel Se du surnaturel, de la liberté , Lee.car heureusement pour le public, la contestation en s’échauf-fant venoit toujours à embrafler plus de terrain. Les deuxsavans adversaires devenoient plus forts à proportion l’un del’autre, & les spectateurs qu’on accuse d’ètre cruels , serontsort excusables de regretter que ce combat soit si-tót fini ; on«ut vu le bout des matiéres , ou qu’elles n’ont point de bout.
Enfin pour terminer le détail des qualità acquises de M.Leìbniz , il étoit Théotogien , non pas seulement entant quePhilosophe , ou Métaphvficien, mais Théologien dans lesens étroit ; il entendoit les differentes parties de la Théolo-gie Chrétienne , que les simples philosophes ignorent com-munément à fond ; il avoit beaucoup lu 6c les Pères Le lesScholastiques, t
En 1671. année ou il donna les deux théories du mouve-ment abstrait 6c concret , il répondit auflì à un savant Soci-ni£n » neveu de Socin , nommé U? ijfowatius , qui avoit em-
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