XLviii E L O G E DE M. L E IB NI Z& toutc la reconnoilTance qu’il devoit la place de Conseiller,6c une pendon qui lui étoient offertes.
Cependant il ne partit pas fur le champ pour 1 ’Allemagne.Il obtint permifsion de retourner encore à Paris , qu’il n’avoitpas épuifé à fon premier voyage. De-là il repaffa en Angle-terre où il fit peu de féjour, 6c enfin il se rendit en 1676.auprès du Due Jean Enderìc. Il y e ut une consideratio n quiapparti endroit autant 6c peut-ètre plus à l’éloge de ce Prince,qu a celui de M. Leibniz.
Trois ans après il perdit ce grand protecteur, auquel sue*ceda le Due Ernefl Auguste , aiors Evèque d’Ofnabrug. Il passaà ce nouveau maître, qui ne le connut pas moins bien. Cefut sur ces vues èc par fes ordres qu’il s’engagea à l’Histoirede Brunfvic , 6c en 1687. il commenda les voyages qui yavoient rapport. L’Electeur Ernejl Augujle le fit en 1696.fon Conseiller prive de justice. On ne croit point en Alle-magne que les savans foient incapables des charges.
En 1669. il fut mis à la tète des Associés Etrangersde certeAcadémie. Il n’avoit tenu qu’à lui d’y avoir piace beaucoupplus tot, Le à titre de penfionnaire. Pendant qu’il étoit à Pa-ris , on voulut l’y fixer fort avantageufement, pourvù qu’il sefit Catholique ; mais tom tolérant qu’il étoit, il rejetta abfolu-ment certe condition.
' Comme il avoit une extrème passion pour les fciences , ilvoulut leur erre utile non-feulement par fes découvertes ) maispar la grande considération où il étoit. Il inspira à l’Electeurde Brandebourg le delîèin d etablir une Académie des Scien-ces à Berlin, ce qui fut entiérement fini en 1700. sur le pianqu’il avoit donné. L’année fuivante cet Electeur fùt décîaréRoi de Prusse ; le nouveau Royaume & la nouvelle Acadé-mie prirent naifiance prefque en mème tems. Cetre Compa-gnie , felon le genìe de fon fondateur , embrassoit outre laphysique , Le les matfiématiques , l’histoire facrée Le profane*Le tome l’antiquité. Il en fut fait-Prélident perpétuel, 6t iln’y eut point de jaloux.
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