OPERA THEOLOGICA.
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DE UNIONE PROTEST ANTIUM
MOLANI ET LEIBNITII JUDICIUM.
Jugement impartial sur l’utilité que les Luthériens peuvencespérer de leur union avec les Reformés, résultant de ladélibération que Mr. Gerhard Molarti Abbé deLokkum,& Directeur des Eglises de l’Electorat de BruniVick-Lunebourg , &c Mr. Godfr. Guil. Leibniz , Conseiller inti-me de Hanovre, ont tenue sur cetre matiére, en conséquen-ce d'un ordre souverain; traduit de tAlltmand .
SOMMAIRE.
1°. La Tolérance réciproque entre les Evangelicites est extrèmement set»nicieuse.
2°. Ce qui est astez âémontré par le Colloque tenu à Castel.
3°. Ueffet du mal fut très funeste.
i°-/^\Uelque borine 8c chrètienne, quelq'ue louable & utile que paroiflèèire la Tolérance mutuelle, ou l’union virtuelle entre les Evangeli-ques dans la théorie; elle a toujours engendré dans la pratique des,effets fi pernicieux, par l’envie de Satan, & par les infligations des zéla-teurs trop paflìonnés , que les plus modérés, c’est*à-dire, ceux mémeentre les Evangeliques, qui ne reconnoissent pas les dogmes particulier*des Reformés pour des dogmes fondamentaux, mais qui envilàgent seu-lement les Reformés comme ftéres en Christ, abhorrent avec railòn uneTolérance, qu’on voudroit introduire par une déclaration publique, parlaquelle l’Eglise Evangelique n’a jamais rien gagné, & qui au contrairea toujours rendu fa condiiion pire ; ou par une perfécution, Le une op-preffion secrette, ou par une reformation publique de nos Membres ; fui-tes ordinaires d’une pareille union.
2°. On ne peut avoir une preuve plus inconteflable des torts que la-Tolérance réciproque , folemnellement introduce, a faits à l’Eglise Evanr-gelique , que celle que le Colloque de Caffèl. fournit. Si jamais dès le,-
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