ques qu’il avoit faites, sustiroient pour donner l’intel» ligence des réglés principales qui doivent y être obíer-,, vées. La composition &: la décoration des escaliers ne« méritoit pas moins d’attention ; le Sieur dAviler n’en» avoit rien dit, ou n’en avoit parlé qu en passant, par» rapport à la Coupe des Pierres & à la Charpenterie; le» Sieur Le Blond se détermina à en faire un Chapitre» particulier, & à en donner quatre exemples différens.» II ajouta encore de nouveaux desseins de fenêtres, de» cheminées , de corniches & de compartimens de lam-» bris, à ceux que d’Aviler avoit déja donnés : il y joi-» gnit ses observations, & crut devoir s étendre particu-» fièrement fur cette matière, parce que, comme il le» remarque, ce font ces inventions qui ont contribué à» rendre les appartemens si commodes, si agréables & si» magnifiques.
Tel est le compte que le Sieur Le Blond a rendu lui-même de la conduite qu’il avoit tenue dans son travail.Comme il avoit un goût délicat, que sa maniéré étoitpure, & qu’il possédoit l’heureux talent de produire ai-sément, & de mettre beaucoup de feu dans ses desseins,ce qu’il présenta fut très-bien reçu, & ne contribua paspeu à augmenter la réputation du Cours d’Archirecturede d Aviler. Cet Ouvrage devint alors plus nécessaire quejamais ; on fut obligé en 1710, d’en faire une troisièmeédition qui ne dissere en rien de la seconde.
Mais la décoration intérieure des appartemens aéprouvé depuis de si grands changemens, quelle a tout-à-fait changé de face. Cette partie de l’Architecture , &généralement tout ce qui est de la dépendance des orne-mens, fuit le fort des modes, & n’est pas moins varia-ble. II semble même qu’on affecte chaque jour d ima-