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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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V I E

D’A UGUSTIN-CHARLES

D’AVILER,

ARCHITECTE.

L’éloge de d'Aviler , Auteur de ce Cours d’Architecture, de-voir nécessairement suivre celui de Vignole : s’il ne se trouvepoint dans les dernieres éditions de son Livre, c^ui ont paru depuisla mort, le seul défaut de Mémoires avoir empeché de lui rendrecet hommage. II le méritoit a durement, & je dois m’estimer heu-reux que les Mémoires que j'ai autrefois ramastés fans autre dedeinque de me satisfaire moi-même, me mettent aujourd’hui en étatde faire connoître à la postérité quel a été le savant & judicieuxCommentateur de Vignole.

Auguflin-Charles d’Aviler naquit l’an 1653, à Paris, ou fa fa-mille, originaire de Nancy en Lorraine, étoit établie depuis long-tems. Dès fa plus tendre jeunesse il fit paroître un goût décidé pourl’Architecture, & donnant de bonne heure un libre essor à son pen-chant, il fit en peu de tems de grands progrès dans cet Art. Soninclination naturelle ne contribua pas peu a lui rendre ses étudesfaciles ; ainsi il ne faut pas s’étonner si dans ce qu’il a écrit fur Tinsti-tution de l'Architecte, il insiste si fort fur la nécessité de consulterla nature avant que de faire choix d’aucune profession. II n’avoitque vingt ans lorlqu’il fut envoyé à l’Académie que le Roi de Fran-ce entretient à Rome, pour former dans la Peinture & dans lesautres Arts qui dépendent duDessein, les jeunes éleves qui paroi s-sent avoir de plus heureuses dispositions. Antoine Dejgodet 7 , siconnu par son exactitude à mesurer les édifices antiques de Rome,Raccompagna dans ce voyage. Animés P un & l’autre d’un granddésir de se perfectionner dans leur art, ils avoient une louable im-patience d’être dé j a en Italie ; ils s’embarquerent à Marseille sur lafin de Tannée 1674, mais ce fut fous des auspices bien malheureux.Des Corsaires Algériens qui rencontrèrent la felouque fur laquelle

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