plus de pratique, d’y joindre de nouvelles observations ; ce qu’il fiten forme de Commentaire. Il s’étendit insensiblement sur toutesles parties de TArchitccture, il embrassa tout ce qui regarde la Dé-coration Sc ce qui concerne la Construction, Se son travail s’accruttellement entre ses mains, qu’il devint un Cours d’Árchitecturecomplet. On a toujours admiré la méthode qui y régné ; Sc ce futmême pour y en mettre davantage , que pour n’qtre pas obligé decouper à tous mornens son discours par des explications indispensa-bles de termes d’Architecture, il se résolut d’cn faire un volumeséparé ; il les y rangea tous suivant Tordre alphabétique, afin depouvoir les trouver plus facilement, Se les définitions qu’il en donna |surent estimées si justes , que les meilleurs de nos Dictionnaires dela Langue Françoise n’ont fait aucune difficulté de les adopter.
Un Ouvrage de si longue haleine , Sc qui renfermoit autant departies, demandoit la plus grande expérience ; auíli d’Avi'er en ytravaillant ne se fia pas tellement à ses lumières, qu’il ne consultâtsur les doutes qui sc présentoient, les personnes les plus éclairées.M .Dorbay, qui s’est acquis une si grande réputation dans T Archi-tecture , fut un de ceux qui lui donna de meilleurs avis ; Sc il en sçutprofiter. Tout Ouvrage qu’on assijettit à une judicieuse critiqueavant que de le faire paroître, est presque toujours fur de réussir.Aussi n’y en a-t’il eu aucun en Architecture qui ait eu un fort plusheureux que celui de notre Auteur. Quoique les Etrangers , Sc sur-tout les Italiens , faílent ordinairement peu de cas de ce que nousproduisons en ce genre, ils ont rendu à cet Ouvrage la justice qu’ilméritoit, Sc n’ont point craint d’avouer qu’il renfermoit des ins-tructions auffi solides qu’intéressantes. D’Aviler s’étoit déja faitconnoître par une traduction du sixième Livre de Y Architecturede Scamo 7 ^i qui contient les Ordres. Elle parut en un volume in-folio, en 1 6 85, mais comme ce n’étoit qu’un extrait d’un plus grandOuvrage, Sc que d’ailleurs la méthode de Scamo^i n’est pas fortsuivie, ce Livre n’a pas eu un grand cours.
En travaillant ainsi dans son cabinet, d’Aviler avoit espéré de sefaire un nom, Sc de se produire ensuite à Paris, à la faveur de quel-qu édifice de réputation ; mais commençant à s’apperccvoir quetant qu il demeureroit attaché à ìsY.NLarifird , Sc qu’il travailleroiten sous-ordre, il ne falioit pas s’en flatter, il se dégoûta de sonempioi, Sc ne balança point à accepter la proposition qu’on lui fitj, d aller a Montpellier. Cette ville avoit délibéré de faire élever à la