V
COURS
le larmier., la denticule, & la place-bande des modillons, cesmoulures font toujours grandes &: couronnées de plus petites.L’ove ou quart-de-rond Se le talon, dans les corniches, font pa-reillement de grandes moulures Lc couronnées de plus petites. Letore petit & grand, ainsi que la scorie, qui fait presque le con-traire effet du tore , ne fervent guere qu’aux bases , èí font sépa-rées par des listels èc astragales.
Toutes ces moulures diffèrent pour le trait Lc pour la faillie,selon la distance d’où elles doivent être vues. Les plus belles fontcelles dont le contour est le plus coulant & le plus doux ; telssont le quart-de-rond & le cavet décrits par un simple quart-de-cercle, & le talon ô£ la douane formés de deux portions de cer-cle égales, dont chaque centre est au sommet d’un triangle équila-téral. Les moulures quarrées doivent être d’équerre &; à-plomb. Lesastragales dont le contour est- ordinairement des trois quarts , oudes deux tiers de leur circonférence, doivent être dégagés des plusgrandes moulures par un petit filet enfoncé qui est presque imper-ceptible, que les Maçons nomment le coup de crochet,& les Me-nuisiers le grain d’orge. Rarement les moulures excedent en fail-lie leur hauteur, si ce n’est le larmier ; & alors il est bon de refouil-ler son plafond en canal, & de faire la mouchette pendante. Maisavant que de tracer toutes ces moulures, il est nécessaire d’avoirquelques principes de Géométrie ; de fçavoir que le triangle équi-latéral a trois côtés & trois angles égaux, que le quart de cercleest la quatrième partie de la circonférence 'd’un cercle, & que laligne à-plomb fur celle de niveau forme deux angles égaux, &ainsi du reste. Après cela il est facile de comprendre commentfe forme le trait des moulures qu’on trouvera tracées géométri-quement fur la planche A. Les lignes ponctuées y fervent à fairel’opération, les lignes pleines marquent le contour des moulu-res , & les petites croix les centres où pose la pointe fixe du com-pas. II y a encore d’autres moulures, qui n’étant pas tracées avecle compas font un bon effet, comme celles qui ressemblent à lamoitié d’un cœur, les douanes fort baffes, les scories en demi-ovale & traits corrompus, & plusieurs autres dont les contoursdépendent de la place quelles doivent occuper ; ces fortes demoulures fervent aux profils des chambranles , aux quadres descompartiment & des tableaux, & aux bassins des fontaines où lesmoulures doivent avoir peu de relief.