COURS
Entablement Ionique.
J’ai reporté au discours suivant le texte qui es en cet en-droit dans l’original 5 parce qu il rìy efl. point parlé deVentablement 3 mais feulement du chapiteau } dont je don-nerai le profl dans la fgure suivante.
Le plus sûr moyen de juger sainement dans tous les arts de l’excellence deleurs productions, est de comparer les plus belles avec les moindres, ainsi leparallèle de ce profil avec celui de Vitruve & avec ceux du théâtre de Mar-ceílus, du Colisée & du temple de la Fortune virile, suffit pour faire connoî-tre combien la proportion relative des parties au tout, s’y rencontre dans undegré supérieur. Si Vignole a suivi quelque exemple antique dans la compo-sition de ce profil, où il régné une si belle proportion dans tordre des mou-lures, il aura fans doute imité un entablement des Thermes de Oi-oclétien,qui ne se voir plus, mais que M. de Chambray a rapporté dans son Parallèlede l’Architecture antique & moderne , sur la foi de Pirro Ligorio. C’est un desplus parfaits profils de l’antique, supposé que Ligorio ait été fidele dans sesmesures, & plus exact que dans celles qu’il a données du temple de la Fortunevirile, dont le sieur Desgodets a si bien fait remarquer toutes les erreurs. Quantau profil du théâtre de Marcellus , il paroît bien matériel pour un Ordre sidélicat, mais c’est peut-être austi parce que l’édifice est colossal, & que lescorniches qui règnent circulairement semblent demander d’autres propor-tions que celles qui font fur une ligne droite. Je ne m’arrêterai pas à critiquercelui du Colisée , il est trop semblable au profil Dorique qui régné au-dessous.Un des plus beaux profils modernes de cet entablement est celui du portaildes Fèuillans , qui est formé avec exactitude fur celui de Vignole, à la réservede la frise qui est bombée, Les trois faces de l’architjave doivent être telle-ment proportionnées , qu’eíles soient comme de cinq à sept, & de sept à neuf;& si l’on fuir l’origine de l’architrave &: de la frise, l’architrave doit être plushaute que la frise, parce qu’elle représente la poutre, & que la frise tient lieudes solives qui portent fur la poutre, & doivent être moins grosses. Vitruvequi donne aux frises qui font dénuées de sculpture , le quart de hauteur moinsqu à l’arclìirrave, semble s’être fondé fur ce raisonnement. Cependant si on jveut qu’une frise fasse un bel effet, il faut lui donner plus de hauteur qu’à1 architrave t & en voici la raison, c’est que la saillie de la cymaise de cettearchitrave cache une partie de la hauteur de la frise, outre qu’elle a toujoursmeilleure grâce, lorsqu’elle est plus grande , quand même elle seroit sans orne-ment. La proportion que Vignole donne aux denticules, est différente de cellede Vitruve, & s’accorde plus avec l’antique : leur plan est quarté, leur hau-teur est sesquialtere de leur largeur, & l’espace a la moitié de cette largeur.
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