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COURS
II
A
Maniéré, de tracer la Volute Ionique.
y a n t tiré la cathete de cette premiere volute, & une au-tre ligne qui la coupe à angles droits au centre de l’oeil de la vo-lute , on divise l’œil de la maniéré destinée en cette figure a l'en-droit marqué A : on commence par le point marqué \\dece point-là comme centre , & de la difiance de ce point à la partie supérieure dela cathete , on décrira un quart de cercle qui ira rencontrer la lignequi coupe la cathete à angles droits; ensuite transportant la pointe ducompas au point marqué z , & V ouvrant en telle forte qu il reprenne lafin de f arc précédent , on décrira un autre arc jusqu à la partie infé-rieure de la cathete , & l’on fera ainsi, trois tours de fuite des centres z,4,5, 6,7, 8,9,10, ii. La grosseur du listel qui est le quart de lahauteur que la premiere révolution laisse au-dessus de soi, se trouveraaisément, en partageant en quatre chacune des parties qui ont servide centre à la premiere volute, & l'on décrira fur ces i z points 11arcs de cercle, qui achèveront les trois contours de L’épaisseur du listel.
"Vign o l e n’est pas le seul qui se soit fait honneur d’avoir recouvré le traitde la volute de Vitruve : Salviati, Peintre fameux, fe Test auíîî attribué; Phi-libert de Lorme dit savoir trouvé fur un chapiteau ébauché, dont la voluteétoit tracée avec ses i z centres j dans l’églife de sainte Marie de-là le Tibre, bâ-tie des débris de plusieurs édifices antiques ; & Goldman, Géomètre, en a ima-giné une que je rapporterai ci-après à cause de sa perfection. îl arrive rarementqu’on les fasse semblables à celles du théâtre de Marcellus, c’est-à-dire, araséespar-devant, comme celles de Vitruve, de ses Interprètes & de Vignole. Cetarasement ayant paru trop plat à plusieurs Architectes, ils ont fait saillir leursvolutes Ioniques , à limitation des volutes Corinthiennes ; & c’est ainsi qu’ila été pratiqué aux Thuilleries, au portail de S. Gervais, & à celui des Feuil-lans; tandis que d’autresles tiennent renfoncées. Les Sculpteurs, qui ne cher-chent qu’à plaire à l’œil, trouvant qu’une volute toute unie, quelque régu-lier qu’en fut le contour, devenoit trop pauvre , & ne produifoit pas un effetaflez agréable, y ont introduit de petites branches de laurier , de chêne, oude lierre , qui partant d’une fleur placée au milieu du chapiteau, viennent feterminer auprès de l’œil de la volute.
Scamozzi a fait son chapiteau angulaire d’après celui du temple de la Con-corde ; les volutes en font ovales, Sc quelques-uns, comme le sieur Bosse, fefont efforcés d’en donner le trait géométriquement; mais le contour de cettevolute , tracé géométriquement, devient très-difforme, 8 c ne fe trouve pasdans ia pureté des réglés ; ainsi il le faut nécessairement tracer à l’œil, & le ren-dre le plus gracieux qu’il est possible; & c’est où l’Architecte peut donner despreuves de l’excellence de son goût dans le deílèin.