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un linteau de fer pour en recevoir le battement: ces portes, quequelques-uns nomment Flamandes, comme celles du Cours de laReine, celles de l’hôtel de Conty Sc du chesnil à Versailles, Scc.conviennent aux maisons de campagne & aux jardins, Sc peuventêtre ornées de quelque Ordre rustique, dont l’entablement cou-ronne chaque jambage, avec quelques figures ou vases au-deíïus;
I & lorsque le mur de clôture est fort bas, ou feulement fermé d’unegrille, on peut mettre avec aster de grâce un amortissement dechaque côté.
Á ce sujet, il est à propos, de parler des portes Sc clôtures de ferqui ferment un lieu, fans Ôter la vue du dedans. On en fait présen-tement de si riches, Sc où le fer est manié avec tant de dextérité,que fart ne peut pas aller plus loin : ces portes font composées debarres de fer qui ont différens noms, selon leurs grosseurs qui femesurent par lignes. Le chaífis qui enferme le battant d'u n c porte,est composé d’une traverse en-haut, Sc d’une en-bas, d’un barreau! montant de côtiere Sc d’un barreau montant de battement, qui fontordinairement de fer quarré bâtard, depuis quatorze jusqu a vingt-quatre lignes de gros ; les autres barreaux font de fer quarré com-mun d’un pouce, ou de carillon de neuf à dix lignes, qu’il faut serrerplus ou moins , selon les o me mens qui enrichissent les espaces,comme les anses de panier, les consoles adossées avec graines,dards Sc flammes, les entrelas Sc postes de diverses maniérés, desfleurs, fruits Sc feuillages, Sc une infinité d’autres ornemens qui fefont avec de la tôle relevée, ou du cuivre fondu. On fait les enrou-lemens des panneaux avec du fer en lame de trois lignes d’épaifleur,fur la largeur du chaífis du panneau ou du barreau ; les ventaux semettent dans le châssis dormant, composé de ses deux montans de jcôtiere Sc de son sommier ou barre d’entablement, Sc s’arrêtent fur
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le battement de fer à plat. Les portes considérables font ordinaire-ment terminées par un couronnement, pour mettre les armes ouchiffres du Maître de la maison. Enfin ces fortes d’ouvrages peu-vent recevoir des ornemens magnifiques qu’il seroit trop longd’expliqaer , Sc qu’on peut voir au château de Versailles , qui ren-ferme tout ce qui se peut de plus rare dans cette forte de travail.La grille qui ferme le chœur de l’Abbaye royale de saint Denis,est encore un ouvrage digne d’être vu, Sc d’être étudié.
Les moyennes portes conservent les mêmes proportions queles grandes ; on met au nombre de ces moyennes celles des
un linteau de fer pour en recevoir le battement: ces portes, quequelques-uns nomment Flamandes, comme celles du Cours de laReine, celles de l’hôtel de Conty Sc du chefnil à Versailles, &ç.conviennent aux maisons de campagne & aux jardins, Sc peuventêtre ornées de quelque Ordre rustique, dont í’entablement cou-ronne chaque jambage, avec quelques figures ou vases au-defïùs;j & lorsque le mur de clôture est fort bas, ou feulement fermé d’unegrille, on peut mettre avec assez de grâce un amortissement de■ chaque côté.
Á ce sujet, il est à propos de parler des portes Sc clôtures de ferqui ferment un lieu, fans Ôter la vue du dedans. On en fait présen-tement de si riches, Sc où le fer est manié avec tant de dextérité,que í’art ne peut pas aller plus loin : ces portes sont composées debarres de fer qui ont différens noms, selon leurs grosseurs qui femesurent par lignes. Le chaífis qui enferme le battant d’unc porte,est composé d’une traverse en-haut, Sc d’une en-bas, d’un barreaumontant de côtiere Sc d’un barreau montant de battement, qui sontordinairement de fer quarré bâtard, depuis quatorze jusqu a vingt-quatre lignes de gros ; les autres barreaux font de fer quarré com-mun d’un pouce, ou de carillon de neuf à dix lignes, qu’il faut serrerplus ou moins , selon les ornemens qui enrichissent les espaces,comme les anses de panier, les consoles adossées avec graines,dards Sc flammes, les entrelas Sc postes de diverses maniérés, desfleurs, fruits Sc feuillages, Sc une infinité d’autres ornemens qui fefont avec de la tôle relevée, ou du cuivre fondu. On fait les enrou-lemens des panneaux avec du fer en lame de trois lignes d’épaifleur,fur la largeur du chaífis du panneau ou du barreau ; les ventaux semettent dans le châssis dormant, composé de ses deux montans de jcôtiere Sc de son sommier ou barre d’entablement, Sc s’arrêtent furle battement de fer à plat. Les portes considérables sont ordinaire- jment terminées par un couronnement, pour mettre les armes ouchiffres du Maître de la maison. Enfin ces fortes d’ouvrages peu-
d’expliqaer , Sc qu’on peut voir au château de Versailles , qui ren-ferme tout ce qui se peut de plus rare dans cette forte de travail.La grille qui ferme le chœur de PAbbaye royale de saint Denis,est encore un ouvrage digne d’être vu, Sc d’être étudié.
Les moyennes portes conservent les mêmes proportions queles grandes ; on met au nombre de ces moyennes celles des
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