D’A RCHITECTU RE.
appartemens agréables que la clarté, l’on ne fauroit rendre troplégers d’ouvrage les châssis de menuiserie qui ferment les fenê-tres : on y doit mettre le moins de carreaux qu’il est possible. Les
tres : on y doit mettre le moins de carreaux qu’il est possible. Lescroiíillons qui les séparent doivent être fort étroits, ainsi que lesménaux, montans òc traverses, & les guichets beaucoup plus
hauts que larges. Ces réglés font générales. Les particulières dé-pendent de la grandeur êt de l’usage des lieux. On fait à présentplus de châssis à verre que de croisées à panneaux de verre, parce
que ces châssis se peuvent ouvrir par deux, quatre ou six ven-taux (* ) qui portent leur battement, sans avoir de ménaux mon-tans dans le dormant, ce qui est désagréable à voir, sur-tout dansun bel appartement. On a imaginé plusieurs sortes de feuillures,pour empêcher le vent de palier, & l’on pratique une gorge à latraverse d’en-bas, ou piece d’appui, pour jetter les eaux au-aehorsde la feuillure. Pour les volets, il est à propos de les briser, siétant dune seule piece, ils ne peuvent pas se ranger dans l’em-brasure. Les ornemens de sculpture dont on les enrichit doiventavoir peu de relief, & être pris dans l’épaisseur des panneaux, cequi ne se fait guere qu’aux grands édifices, parce qu’à présenton les peint d’ornemens grotesques en camayeux , ou en couleursdifférentes, dont les plus riches font à fond d’or : le parement desvolets est ce qui pose contre le châssis, & qui se voit, lorsque lesvolets font ouverts. Les*compartimens & les divisions des pan-neaux , des gujchets, des carreaux & des volets changent, com-me j’ai dit ci-deííus, à proportion de l’ouverture de la fenêtre; lapratique en apprend davantage fur ce sujet que toutes les réglésqu’on pourroit prescrire.
( * ) Ceci se rapporte au tems que Daviler écrivait , car aujourd'hui les chajjìs à verte ne se
sont plus qu à deux ventaux : on pariera bientôt des réglés qu il y faut observer.