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COURS
tuyau qui, outre les deux largeurs de brique qui le forment, doitavoir un pied de passage ; de forte que les murs de refend, qui doi-vent entretenir ceux de face, en feroient fort affoiblis. Autrefoisles cheminées étoient adossées les unes devant les autres dans lesbâtimens particuliers, mais comme elles chargeoient les plan-chers , ôc avançoient trop dans les chambres, on a corrigé ce dé-faut, en les rangeant le long du mur, ôc en dévoyant les tuyaux,comme on le peut voir dans la planche 5 5 , où le plan est celui auniveau de l’entablement 0,5 C par conséquent de l’étage en ga-letas, ôc le cinquième , compris celui du rez-de-chaussée. Lestuyaux B C des chambres, ôc ceux E G des cabinets font dé-voyés, 6c les autres montent tout droit; Pour les tuyaux de l’étageen galetas, dont les enchevêtrures -a a portent les âtres, ils fontdoublés fur les autres, ainíi que les tuyaux H 6c G. Or comme ledévoyement d’un tuyau de cheminée est désagréable à voir dansune chambre, on peut pratiquer des armoires dans les vuides K,qui rendent la chambre régulière, ôc la cheminée n’a alors de fail-lie qu’un petit corps d’un ou deux pouces, qui peut être couronnéfous le larmier fans ressaut dans la corniche de la chambre. Onpeut aussi laisser les vuides I pour soulager le tuyau ; on nommeces vuides une Hotte.
Quant à la construction, il faut éviter que les bois, comme les pou-tres 6c les solives d’cnchevêtrure b qui passent auprès ou entre lestuyaux, soient apparens; ils doivent être recouverts de plâtre de 4à 5 pouces d’épaistèur , entretenu avec des chevilles de fer, faisantporter les âtres fur des barres de fer í/, nommées barres de trémie, decrainte des accidens du feu. Les tuyaux peuvent avoir 3 ou 4 piedsde longueur fur 10, iz à 15 pouces de largeur. Les solives a’en-chevêtrure b ne peuvent porter que dans la moitié du mur mitoyen,suivant la Coutume, 8c les autres solives dans des chevêtres c, oufur des sablières. Les languettes des tuyaux s doivent avoir troispouces d’épaisseur, ÔC être de plâtre pur ; on les entretient par lemoyen de sentons, qui font des tringles de fer coudées à chaqueextrémité, dont on forme une efpece de chaîne. Dans les grandsbâtimens ces languettes fe font de pierre ou de briques, ÔC ontau moins 4 pouces d'épaisseur ; les tuyaux ou souches qui passentau-dessus du comble, fe construisent de la même maniéré.
II faut observer, par rapport à la situation des cheminées, qu’ellesne doivent jamais etre adossées contre le mur de face entre les fe-