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D’ARCHITECTURE.
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nairement ceintrée, ainsi que leur plan dans les encoignures de l’â-cre ; ou à pans avec trois plaques de fer fondu, afin que la chaleurétant resserrée, fe porte avec plus de force au-dehors. Mais la ma-niéré la plus ordinaire, est de faire les cheminées quarrées, avec uncontre-cœur de fer fondu qui est de peu de dépense ôc de grandeutilité, tant parce qu’il renvoie la chaleur, que parce qu’il contri-bue à la conservation du mur. Ces contre-coeurs font ornés desculpture en bas-relief. Lorsque le bâtiment est considérable, onen fait fondre exprès avec les armes ou les chiffres du Maître de lamaison. II y en a depuis z pieds jufqu’à 4, qui suffisent pour unecheminée de 6 pieds d’ouverture. L’ufage des poêles est à présentassez commun., on en fait de terre vernissée, de fer fondu, ou detôle. Bien des gens préfèrent les premiers, parce que la chaleurqu’ils répandent porte moins à la tête ; on íe sert cependant pluscommunément de ceux de fer fondu: on les met dans les anti-chambres ôc dans les salles à manger, ôc l’on fait passer dans lescheminées le tuyau par où fort la fumée.
La distribution des souches de cheminées qui passent par-delà lecomble , ne doit pas être négligée. Elle doit être la plus régulièrequ’il est possible , il y a même des occasions où il est nécessaire d’é-lever de fauíìês souches , pour fymmétrifer avec d’autres qui fontréelles. On doit auísi observer de les tenir, le plus qu’on peut, d’é-gale grosseur, ÔC toutes de pareille hauteur, c’est-à-dire, élevées detrois pieds au-dessus du faîte ; si le comble est brisé , elles doiventpalier dans le faux comble, & si elles font le long des murs mi-toyens , il faut les ranger fur leur longueur ôc toutes ensemble,quand même le corps-de-logis feroit double. Quand elles font trophautes, parce qu’on y est contraint par les bâtimens voisins, on lesdoit retenir avec des barres de fer. II doit y avoir à leur fermeturequatre à six pouces de jour pour l’échappée de la fumée fur une lon-gueur proportionnée à celle du tuyau, avec un petit adoucisse-ment au-deílùs. On les couronne avec un simple plinthe qui porteun larmier, étant inutile d’y mettre d’autres ornemens que quel-ques tables ; rarement on y introduit de la sculpture, comme àcelles du Louvre, où la confusion des ornemens empêche qu’onn’en puisse distinguer le travail.
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