D‘ ARCHITECTURE.
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tout est décoré du même Ordre Dorique. Le pavillon du milieuse distingue par un second Ordre 6c un fronton , Lc la mansardeavec amortissement, qui éleve ce pavillon au-dessus du reste dubâtiment, fait bien connoître qu’il renferme le sallon , qui est lapiece la plus considérable des appartemens. Le vestibule d’en-trée du côté de la cour, conduit à plusieurs appartemens , les unspour l’été , d’autres pour l’hiver, 6c quelques-uns pour les bains.Le grand sallon à l’Italienne , qui est au milieu , s’éleve, commele vestibule, de toute la hauteur du bâtiment, enforte qu’il nereste au premier étage que quatre pieces de chaque côté, qui secommuniquent par un balcon qui circule dans l’iutérieur du ves-tibule , ÔC ces huit pieces composent deux appartemens de com-modité pour l’hiver.
La seconde efpece de bâtiment, sont ceux où resserré par lepeu d’étendue du terrein, l’on est obligé, pour avoir beaucoupde logement en peu d’espace, de distribuer les appartemens parétages les uns au-dessus des autres, en la maniéré qu’on le voitdans les exemples A 6c B, dont le premier, planche 6 3 C, n’aqu’onze toises de face ou environ. On y trouve cependant deuxbeaux appartemens pour une maison bourgeoise d’un particulieraisé ; l’un est au rez-de-chaussée, 6c l’autre au premier étage, lamansarde fournissant toutes les autres commodités nécessaires.Mais comme ce bâtiment n’a rien de particulier dans fa décora-tion , 6c qu’on ne l’a mis ici que pour donner un exemple de la ma-niéré dont on peut distribuer un plan, pour y trouver tous les dé-gagemens 6c commodités qui fe peuvent pratiquer dans une pa-reille étendue de terrein, on n’a pas jugé à propos d’en donner lesélévations.
Le second bâtiment B planches 6 z D, E,F,G, a été exé-cuté à Paris, rue d’Enfer, proche les Chartreux. Quoiqu’il ne soitpas aussi considérable que le bâtiment D dont on a parlé ci-devant,il ne laisse pas que de renfermer beaucoup de logemens 6c de com-modités, íur-tout depuis les nouvelles augmentations qui y ont étéfaites ; car cet hôtel, qui n’a voit que seize toises de face fur le jar-din , lorsque le sieur le Blond le fit bâtir, ainsi qu’on le peut voirpar les planches qui étoient dans les éditions précédentes de ceCours d’Architeéfcure, en a présentement vingt-sept ; ce qui saitque le nombre des pieces est presque doublé, 6c qu’on y trouvedeux baíle-cours séparées, dont celle qui est fur la gauche
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