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COURS
pour entendre la Meste, puissent voir ce qui se paíïe à l’autel,lorsque la porte de la chapelle est ouverte ; 6c l’on doit religieu-sement observer que l’endroit qui est dans l’étage au - deíïùs,ne soit point habité. On met dans ces oratoires des prie-Dieupour f usage du Maître , 6c on les décore suivant la convenancedu lieu.
La chambre d’assemblée, ou le sali o n, est ordinairement ensuitedes secondes anti-chambres. C’est un grand lieu, ou chambre deparade, où l’on reçoit les gens qualifiés. On y donne à manger pardistinction, on y fait des concerts, 6c l’on y donne à jouer, com-me dans le lieu le plus distingué de l’appartement.
La chambre à coucher qui vient ensuite, est plutôt de paradeque d’usage, quoiqu’on puisse y coucher en été ; car pour l’hiver,on se retire dans de petits appartemens plus bas, moins aérés , ôcplus faciles à échauffer.
Le grand cabinet est le lieu où l’on reçoit les personnes avec les-quelles on a à traiter d’affaires ; on les dispose de maniéré qu’il yait une petite anti-chambre pour y entrer , sans passer par í’enfi-lade des autres pieces.
C’est dans le second cabinet où l’on doit travailler, 6c où doitêtre le bureau ; ôc c’est aussi à la suite 6C au bout de ce cabinetqu’on place une galerie, quand le terrein le permet, afin d’être àportée de s’y promener, pour se délasser du travail.
La galerie est l’endroit qu’on s’attache le plus à rendre magnifi-que ; elle doit toujours être plus longue que large. On y étale toutce que l’on a de plus précieux en meubles , en tableaux, en mar-bres , en bronzes, 6c autres curiosités pareilles.
On pratique à côté du second cabinet, un petit lieu appelléarriere-cabinet ou serre-papier, pour y mettre en sûreté les pa-piers , l’argent, ôc autres choses de valeur : on le grille ordinaire-ment , on n’y entre que par le grand cabinet, 6c il ne doit y avoiraucun dégagement»
Les garde-robes sont des lieux de commodité attenant les cham-bres à coucher, 6ç qui doivent avoir leurs dégagemens 6c sortiesparticulières, pour que les domestiques ne soient pas continuel-lement obligés de passer par l’appartement du Maître. Comme iln’est -pas nécessaire que ces pieces soient fort .élevées, on prati-que ordinairement des entre-fols au-deíïùs, pour en augmenterJe nombre.
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