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COURS
rouge est le plus vif, & les taches les plus blanches ôc les pluspetites.
11 y a auffi du porphyre gris , dont les taches font noires, 8c quiest moins dur que le rouge.
Le serpentin est une autre pierre qui fe trouvoit en Egypte : ils’en volt encore dans quelques édifices antiques, employé dans descompartimens de pavé & de lambris, mais les morceaux n en fontpas fort grands : les Italiens, à cause de fa rareté, ne l’emploientque par incrustation. Sa couleur est d’un verd brun avec de petitestaches quarrées &: rondes, mêlées de quelques veines jaunes 8c d’unverd pâle ou verd de ciboule. Cette pierre est auffi dure que le por-phyre , Sc fe travaille de même.
Le granite, qui fe tiroit de la Thébaïde, est de deux fortes, l’undont le fond est rougeâtre & tacheté de blanc, Sc l'autre bleuâtre&C tacheté de gris : cette pierre est fort dure, ôt reçoit mal le poli.Les obélisques du Vatican, de saint Jean de Latran, de la Portedu peuple, & tant d’autres, ainsi que les colonnes du porche dela Rotonde, du temple de la Concorde , & de la plupart des ba-siliques à Rome, font de granite, & il est évident qu’il n’y a pointde pierre dont on ait tiré de si grands morceaux. Par la quantité destroncs de colonnes qui fervent encore aujourd’hui de bornes danstous les quartiers de cette ville, on peut juger quelle étoit si com-mune , que non-feulement les édifices publics, mais encore la plû-
f >art des maisons des particuliers en étoient ornées. Mais ce qui este plus étonnant, ce font les grands blocs qui s’en trouvent, ècdont quelques-uns font d’une si prodigieuse grosseur, que, ne pou-vant se persuader qu’ils aient pu sortir d’une carrière, on a osé direque les Anciens avoient le secret de mettre les pierres en fusion,&c de faire une composition qui acquérois la même qualité que lemarbre le plus dur, & à laquelle on pouvoit donner telle couleur
3 u’on desiroit. Mais cette vieille erreur ne mérite pas la peine’être examinée pour en faire voir l’absurdité.
II paroît par la quantité des fragmens qui restent de divers mar-bres , que les Anciens qui en avoient en abondance, les em-ployoient plutôt solides que par incrustation. On verroit cepen-dant plus de grandes pieces de marbres précieux, si l’on n’en avoitpas débité autant qu’on en a pu découvrir pour en revêtir par com-partimens le dedans des édifices modernes; il y a une infinité dedifférens marbres antiques que les Italiens ne connoiíïent que fous