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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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COURS

cn fait des solives depuis cinq & sept pouces de gros jusqu a |

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huit à dix pouces fur douze , quinze Sc dix-huit pieds de longueur.Les poteaux de cloison Sc d’huisserics font de cinq à sept poucesde gros fur diverses longueurs, Sc ceux des cloisons qui portent àfaux, Sc. qu’on laiíïe creuses, afin de les rendre légeres, font detiers poteau refendu qui a quatre à cinq pouces de gros. Le che-vron est ordinairement de quatre pouces de gros fur douze piedsde longueur. Ces bois fe trouvent de toutes ces grosseurs fur lesports ou dans les chantiers.

Le bois fe toise à la piece , qui est: réglée à douze pieds de longfur six pouces de gros, enforte que les quantités au-dessous Sc au-

faux. Le qu'on laiste creuses, asin de les rendre légeres, font detiers poteau refendu qui a quatre à cinq pouces de gros. Le che-vron est ordinairement de quatre pouces de gros fur douze piedsde longueur. Ces bois fe trouvent de toutes ces grosseurs fur lesports ou dans les chantiers.

Le bois fe toise à la piece , qui est réglée à douze pieds de longfur six pouces de gros, enforte que les quantités au-dessous Sc au-dessus fe réduisent à celle-ci, pour la facilité du toisé. Le marchéfe fait au cent de ces pieces, dont dix composent le millier.

DE LA COUVERTURE

DES COMBLES.

N couvre les édifices de différentes maniérés, eu égard àleur dignité, à la dépense qu’on veut faire, aux matières que lepays produit , Sc à la pente des combles. Les plus bas qui fontpresque en terrasse, Sc qu’on ne découvre pas du pied du bâti-ment, à limitation de ceux du Levant Sc d’Italie, doivent êtrecouverts de cuivre ou de plomb ; Sc l’on volt auísi quelques égli-ses anciennes Sc d’autres édifices considérables, dont les comblesqui font fort roides, font pareillement couverts de plomb. Quantà l’ardoife , on en couvre les hôtels Sc maisons de distinction ;car pour les maisons particulières, elles font couvertes de tuilequi fe peut faire façilements en beaucoup d’endroits. On fe sertauffi de bardeau pour les appentis, à cause de fa légéreté, A l’é-gard des autres matières dont on couvre les bâtimens, commeles écailles de roches dont on fe sert dans les Alpes , dans les Py-rénées Sc autres pays de montagnes, elles ne font pas assez consi-dérables pour mériter qu’on en fasse mention.