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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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COURS

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BASES ET CHAPITEAUX COMPOSITES

ornés de feuilles de perfil & de laurier.

Les grandes feuilles qui enrichissent le chapiteau Composite, font en mê-me nombre, Sc arrangées dans le même ordre que celles du chapiteau Co-rinthien j mais comme il convient que ces deux elpeces de chapiteaux soientcaractérisés différemment, il paroît plus à propos d’employer au chapiteauComposite les feuilles de persil & de laurier , & de réserver pour le chapi-teau Corinthien celles d’acanthe Sc d’olivier. La feuille de persil est la plusdécoupée de toutes, Sc celle qui convient le mieux aux ouvrages délicats quis’exécutent en métal. Celle de laurier est presque semblable â la feuille d’o-livier , excepté qu’elle est plus grande Sc un peu ondée : c est pourquoi il nefaut composer ses bouquets que de trois ou quatre feuilles. Les volutes duchapiteau Composite (qui font lés mêmes que celles de l’Ordre Ionique mo-derne) doivent être trè -riches & ornées de fleurons, parce qu’elles constituentle caractère de l’Ordre Composite, & que c’est particulièrement en quoi cetOrdre différé du Corinthien. Elles se traitent de deux maniérés, ou quandelles semblent sortir du vase du tambour du chapiteau , & pour lors elles fontappellées volutes naissantes , comme celles de l are de Titus, Sc celles de Vi-gnole, de Palladio & de Scamozzi: ou lorsque leurs tiges font droites, Scqu’elles partent de derriere la fleur de l’abaque, comme aux chapiteaux des arcsde Septime Severe , Sc des Orfèvres. Les oves de ce chapiteau peuvent êtrefleuronnés, quand l’ouvrage est riche Sc grand; la rose qui lui est la plus propre est une espece de fleuron panaché, comme il s’en voit à la plupart des cha-piteaux antiques. Quant à ce qui regarde le travail des chapiteaux, il faut quedans l’ébauche le galbe des feuilles soit bien contourné; que ces feuilles soientbien refendues, Sc observer qu’en les dégageant, pour leur donner de la légè-reté , elles ayent pourtant assez de solidité, par le moyen des tenons qu’onlaiflè derriere , pour qu’elles ne soient pas sujettes à s’écorner, ni à s’éclater.On doit éviter su r-tout de donner dans le goût sec , c’est-à-dire, da faire lesarrêtes du contour des feuilles trop vives , ce qui les feroit ressembler à de latôle découpée. Les chapiteaux deviennent au contraire quelquefois pesans,lorsque les feuilles n’en font pas assez dégagées ni évuidées.

J’emploie ici, pour le chapiteau à feuilles de persil , la base Composite deVignole , qui a un astragale moins que la Corinthienne , & pour celui à feuil-les de laurier j je me fers de la base Attique, que je regarde comme la plus ré-gulière de toutes les bases.